Le lac Titicaca, dernière étape Péruvienne...
! Hola Amigos !
Et oui, ça y'est, je vois la frontière bolivienne approcher... Je vis mes dernières heures au Pérou, tout du moins pour cette fois...
Je viens de passer trois jours autour et sur le lac Titicaca, encore une étape magique... Depuis Cusco, j'ai pris le bus pour Puno, cinq heures de route au milieu de l'Altiplano Péruvien, pour arriver dans une petite ville pas terrible au bord du plus haut lac naviguable du monde. Au terminal, je rencontre Gilles et Delphine, deux Toulousains en vacances pour trois semaines. Nous décidons de partir pour le même hôtel et nous laissons guider par le chauffeur de taxi vers une petite pension de famille dans le centre, où pour une fois depuis bien longtemps, j'ai ma propre chambre avec salle de bains pour un prix dérisoire. Nous partons ensuite arpenter la ville, guidés surtout par nos estomacs criant famine. Nous finissons la journée entre un restaurant , un bar, et une boîte de nuit, pas tard, car le lendemain, c'est le départ pour les îles...
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous rendons au port. Nous avons décidé de ne pas passer par une agence pour nous rendre sur les îles, comme le font une grande partie des touristes, mais nous adressons directement aux capitaines sur le port. Un charmant monsieur qui n'a plus qu'une seule dent visible me fait visiter son bateau, et hop, c'est parti, nous achetons nos billets et embarquons. Nous sommes une petite dizaine sur le bateau, et nous nous éloignons doucement du port, quand après cinq minutes, le moteur s'arrête. Le capitaine bricole à l'intérieur avec un couteau et une pince mais pas moyen. Il faudra l'intervention de Gilles et de Luis, un sud-africain, qui réparent le moteur en isolant les fils avec du sparadrap, pour que nous puissions repartir. Le capitaine est ravi, et c'est l'occasion d'assister à une démonstration de je-ne-parle-pas-un-mot-de-ta-langue-mais-je-discute-quand-même-et-ça-marche de la part de Gilles, un grand moment! Mais ce ne sera pas le dernier... Le paysage est magnifique, le lac est immense, on se croirait sur la mer. En fond, nous apercevons les sommets enneigés de Bolivie.
Nous nous dirigeons d'abord pour les îles Uros, îles flottantes construites en totora, une sorte de roseau. Là, c'est le déballage touristique: après une explication de la vie des habitants par le "presidente" de l'île sur laquelle notre bateau s'est arrêté, une femme nous emmène visiter sa maison, nous montrant fièrement sa télévision qui cohabite avec un lit en bambou et des habits traditionnels...pour ensuite essayer de nous vendre un artisanat traditionnel assez laid à mon gôut. C'est en revanche une superbe occasion de prendre quantité de photos des enfants qui gambadent pieds nus sur les roseaux.
Nous repartons ensuite pour trois heures de navigation en direction de l'île d'Amantani sur laquelle nous devons passer la nuit. Sur cette île, pas d'hôtel, mais l'hébergement des touristes est une substancielle source de revenus pour les habitants. Gilles, Delphine et moi avons choisi de venir ici par nous même, afin d'être plus libres. Mais c'était sans compter notre cher capitaine qui a déjà téléphoné pour annoncer le nombre de touristes débarquant sur l'île, et le nombre de famille nécessaire. Famille et amis à lui nous attendent donc sur le quai, et nous aurons toutes les peines du monde à lui faire comprendre que non, nous n'irons pas dormir chez sa soeur-cousine-voisine-tante, mais que nous souhaitons choisir nous même notre famille pour la nuit. Nous voilà donc partis vers le village, sous l'oeil courroucé du capitaine et de la pauvre dame en tenue traditionnelle qui rentrera chez elle bredouille, sans touristes... Après une dizaine de minutes de marche, nous voyons deux hommes travailler dans leur jardin, nous les saluons, et demandons si nous pouvons dormir chez eux. Ils sont bien sûr ravis, et nous accueillent pour un prix deux fois inférieur à celui pratiqué par la famille du capitaine, sans même discuter. Nous avons notre propre chambre, avec un lit double chacun. Bon, certes, les draps ont déjà servi, et pas qu'un peu, mais l'accueil est chaleureux, la fille du patriarche court même au village chercher du fromage afin de nous confectionner un déjeuner bien tardif qui se révélera excellent (ouah! du fromage!). Nous partons ensuite pour une petite ballade dans l'île, avec pour but le point culminant, à plus de 4000 mètres d'altitude. La montée se fera en douceur, au gré des rencontres avec les habitants. Mon espagnol semble s'améliorer de jour en jour, et les sourires qui accompagnent les petites conversations font plaisir... En haut, la vue sur l'île et sur le lac est magnifique, on a l'impression d'être à la fois au bout et au sommet du monde... Un orage se prépare, et nous redescendons doucement vers la maison de notre hôte, Angelino. Au passage, nous nous arrêtons dans la cour du collège ou des élèves répètent des danses traditionnelles pour un spectacle. Ce sera l'occasion pour Gilles d'essayer de danser à plus de 4000 mètres. Tentative très vite avortée!!!
Le soir, nous dînons avec notre famille autour d'un repas composé exclusivement de légumes. C'est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur eux: dans la maison vivent Angelino et sa femme, son fils, son épouse et leurs trois fils, et leur fille son époux et leur bébé. Ils font partie d'une des dix communautés de l'île, et sont exclusivement agriculteurs, ce qui expliquent l'absence de viande et de poissons, réservés pour les grandes occasions. Ils cultivent exclusivement pour se nourrir, et échangent une partie de leur récolte avec d'autres familles qui ont eux d'autres produits. Ils ne quittent l'île que trois ou quatre fois par an. Angelino est ravi que nous soyons là, il nous explique que les touristes qui viennent sont tous placés chez la famille ou les amis des guides ou des capitaines, et que eux n'ont pas la chance de pouvoir se faire un peu d'argent en les accueillant également. Nous sommes donc d'autant plus contents d'avoir choisi cette option... Delphine et Gilles ont apporté des crayons et des cahiers pour les enfants, du riz et un pull, qui font bien plaisir aux femmes de la famille. Mais Angelino est plus interessé par la lampe à dynamo de Gilles, et du coup, je lui propose la mienne en cadeau. Il est ravi, d'autant qu'ils n'ont pas l'electricité. C'est cool de voir toute la famille essayer la lampe!!! Puis nous allons nous coucher, bien contents d'éviter la "fête traditionnelle" organisée par les familles d'accueil, qui affublent les touristes de tenues typiques et les emmène danser à la salle des fêtes...
Le lendemain, après un bon pancake cuit au feu de bois, nous prenons congé de nos hôtes, et rejoignons le bateau pour partir pour l'île de Taquile. Le fait d'avoir pris un bateau public permet de partir très tôt, et d'arriver sur Taquile avant la horde de touristes qui viennent de Puno pour la journée. Le bateau nous dépose au port, et pour rejoindre le village, nous voilà partis pour une petite montée de marches comme j'en avais pas eu depuis le Macchu Pichu. Ca vaut la peine, la vue d'en haut est encore une fois magnifiques, nos efforts sont récompensés. Delphine a encore plein de cahiers et de crayons, et nous partons donc à la recherche d'une école afin de la débarrasser de son chargement. Mais c'est pas si simple de trouver une école ouverte le jeudi, et nous parcourons une bonne partie de l'île avant de tomber sur une classe pleine d'enfants. C'est encore une fois l'occasion de s'arrêter et de discuter avec les habitants. Delphine et Gilles sont excellents: avec eux, pas de barrière de la langue: deux mots d'espagnol et le reste en français, et tout passe avec de grands sourires! La directrice est ravie, les enfants nous chantent une chanson, et je me dis qu'encore une fois, c'est un peu du folklore...mais apparemment non, puisque la directrice me demande si je peux lui rendre service en prenant la photo de classe, que je dois faire développer et lui envoyer de Bolivie. Il semble donc qu'ils ne reçoivent pas tant que ça la visite de touristes. Nous reprenons ensuite le chemin du port, avec un détour par le village maintenant envahi de touristes. Et quelques sourires d'enfants sur le retour...
Arrivés à Puno, notre petit hôtel est complet, mais nous en trouvons rapidement un autre tout aussi peu cher, et nous partons manger un petit bout, histoire de se caler jusqu'au dîner. Bonheur: nous trouvons une boulangerie qui fait entre autre des croissants au chocolat. Après, direction le marché, ravitaillement d'abord, puis marché artisanal. Nous achetons chacun un bonnet typique de l'endroit, ridicule, mais ce sera un chouette souvenir, puis Delphine et moi voulons un collier comme ils en font au Pérou et en Bolivie, avec une pierre. Nous trouvons le stand à collier sous une pluie battante, nous abritons, et commençons à marchander sec, enfin surtout Gilles et Delphine en français, et ça marche. La pluie s'est transformée en grêle, et le vendeur nous invite à nous asseoir et à fumer une cigarette avec lui. Et encore une fois, c'est un bon moment partagé avec un Péruvien... Delphine repart même avec deux petites pierres en cadeau. Comment ça ils sont pas sympas les Péruviens? Le soir, dernier soir ensemble, nous allons manger puis ce sera boîte de nuit jusqu'à tard. Bon, la boîte est presque vide, Puno hors saison, c'est pas ça, mais c'est l'occasion de pratiquer encore un peu de salsa, je suis toujours aussi nulle...
Voilà, Gilles et Delphine ont pris le bus pour Arequipa, et moi, j'attends le mien pour la Bolivie. Si vous passez par-là, les Toulousains, merci pour ces deux jours, c'était top!!!
Prochain étape, Copacabana en Bolivie...
Parce qu'on me l'a demandé, voilà le
BILAN PEROU
- temps passé: très exactement 40 jours.
- argent dépensé: environ 1160 euros, soit une moyenne inférieure à 30 euros par jour, sans me priver, au contraire.
Les grosses dépenses: trek Santa Cruz (120 $US) , trek Salkantay ( 210 $US), cours d'espagnol (120 $US), famille d'accueil (125 $US pour la semaine)
- un coup de coeur: le Canyon de Colca
- une erreur de parcours: avoir voyagé trop longtemps avec quelqu'un de négatif...
- de belles rencontres: plein!!! Plus particulièrement Jorge et Javier, Delphine et Gilles, ou encore les niños de Colibri.
- choses volées: aucune.
- choses perdues: une culotte par la laverie, et c'est pas drôle, parce que je n'en ai pas 50!
- une boisson: le Pisco Sour (j'en ai bu beaucoup, pour le meilleur et pour le pire...)
- un plat: le Ceviche (j'en ai mangé plein, pour le meilleur et pour le pire...)
- une chanson: oui, je sais, c'est pas terrible, mais toute personne qui est allé au Pérou récemment n'a pas pu passer à côté, et c'est le son des clubs péruviens... http://www.youtube.com/watch?v=ekFaaEU8Yuw
- et enfin quelques bonnes adresses:
- Hôtel El Tambo à Huaraz
- Hôtel España à Lima
- Hôtel Carola del Sur à Huacachina
- Hôtel Home Sweet Home a Arequipa
- Crêperie Zig-Zag à Arequipa
- Restaurant Mandala à Arequipa
- Restaurant Ukuku's à Puno
J'ai adoré le Pérou, ses paysages, sa culture, ses habitants. Bolivie, faudra être à la hauteur!
Et oui, ça y'est, je vois la frontière bolivienne approcher... Je vis mes dernières heures au Pérou, tout du moins pour cette fois...
Je viens de passer trois jours autour et sur le lac Titicaca, encore une étape magique... Depuis Cusco, j'ai pris le bus pour Puno, cinq heures de route au milieu de l'Altiplano Péruvien, pour arriver dans une petite ville pas terrible au bord du plus haut lac naviguable du monde. Au terminal, je rencontre Gilles et Delphine, deux Toulousains en vacances pour trois semaines. Nous décidons de partir pour le même hôtel et nous laissons guider par le chauffeur de taxi vers une petite pension de famille dans le centre, où pour une fois depuis bien longtemps, j'ai ma propre chambre avec salle de bains pour un prix dérisoire. Nous partons ensuite arpenter la ville, guidés surtout par nos estomacs criant famine. Nous finissons la journée entre un restaurant , un bar, et une boîte de nuit, pas tard, car le lendemain, c'est le départ pour les îles...
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous rendons au port. Nous avons décidé de ne pas passer par une agence pour nous rendre sur les îles, comme le font une grande partie des touristes, mais nous adressons directement aux capitaines sur le port. Un charmant monsieur qui n'a plus qu'une seule dent visible me fait visiter son bateau, et hop, c'est parti, nous achetons nos billets et embarquons. Nous sommes une petite dizaine sur le bateau, et nous nous éloignons doucement du port, quand après cinq minutes, le moteur s'arrête. Le capitaine bricole à l'intérieur avec un couteau et une pince mais pas moyen. Il faudra l'intervention de Gilles et de Luis, un sud-africain, qui réparent le moteur en isolant les fils avec du sparadrap, pour que nous puissions repartir. Le capitaine est ravi, et c'est l'occasion d'assister à une démonstration de je-ne-parle-pas-un-mot-de-ta-langue-mais-je-discute-quand-même-et-ça-marche de la part de Gilles, un grand moment! Mais ce ne sera pas le dernier... Le paysage est magnifique, le lac est immense, on se croirait sur la mer. En fond, nous apercevons les sommets enneigés de Bolivie.
Nous nous dirigeons d'abord pour les îles Uros, îles flottantes construites en totora, une sorte de roseau. Là, c'est le déballage touristique: après une explication de la vie des habitants par le "presidente" de l'île sur laquelle notre bateau s'est arrêté, une femme nous emmène visiter sa maison, nous montrant fièrement sa télévision qui cohabite avec un lit en bambou et des habits traditionnels...pour ensuite essayer de nous vendre un artisanat traditionnel assez laid à mon gôut. C'est en revanche une superbe occasion de prendre quantité de photos des enfants qui gambadent pieds nus sur les roseaux.
Nous repartons ensuite pour trois heures de navigation en direction de l'île d'Amantani sur laquelle nous devons passer la nuit. Sur cette île, pas d'hôtel, mais l'hébergement des touristes est une substancielle source de revenus pour les habitants. Gilles, Delphine et moi avons choisi de venir ici par nous même, afin d'être plus libres. Mais c'était sans compter notre cher capitaine qui a déjà téléphoné pour annoncer le nombre de touristes débarquant sur l'île, et le nombre de famille nécessaire. Famille et amis à lui nous attendent donc sur le quai, et nous aurons toutes les peines du monde à lui faire comprendre que non, nous n'irons pas dormir chez sa soeur-cousine-voisine-tante, mais que nous souhaitons choisir nous même notre famille pour la nuit. Nous voilà donc partis vers le village, sous l'oeil courroucé du capitaine et de la pauvre dame en tenue traditionnelle qui rentrera chez elle bredouille, sans touristes... Après une dizaine de minutes de marche, nous voyons deux hommes travailler dans leur jardin, nous les saluons, et demandons si nous pouvons dormir chez eux. Ils sont bien sûr ravis, et nous accueillent pour un prix deux fois inférieur à celui pratiqué par la famille du capitaine, sans même discuter. Nous avons notre propre chambre, avec un lit double chacun. Bon, certes, les draps ont déjà servi, et pas qu'un peu, mais l'accueil est chaleureux, la fille du patriarche court même au village chercher du fromage afin de nous confectionner un déjeuner bien tardif qui se révélera excellent (ouah! du fromage!). Nous partons ensuite pour une petite ballade dans l'île, avec pour but le point culminant, à plus de 4000 mètres d'altitude. La montée se fera en douceur, au gré des rencontres avec les habitants. Mon espagnol semble s'améliorer de jour en jour, et les sourires qui accompagnent les petites conversations font plaisir... En haut, la vue sur l'île et sur le lac est magnifique, on a l'impression d'être à la fois au bout et au sommet du monde... Un orage se prépare, et nous redescendons doucement vers la maison de notre hôte, Angelino. Au passage, nous nous arrêtons dans la cour du collège ou des élèves répètent des danses traditionnelles pour un spectacle. Ce sera l'occasion pour Gilles d'essayer de danser à plus de 4000 mètres. Tentative très vite avortée!!!
Le soir, nous dînons avec notre famille autour d'un repas composé exclusivement de légumes. C'est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur eux: dans la maison vivent Angelino et sa femme, son fils, son épouse et leurs trois fils, et leur fille son époux et leur bébé. Ils font partie d'une des dix communautés de l'île, et sont exclusivement agriculteurs, ce qui expliquent l'absence de viande et de poissons, réservés pour les grandes occasions. Ils cultivent exclusivement pour se nourrir, et échangent une partie de leur récolte avec d'autres familles qui ont eux d'autres produits. Ils ne quittent l'île que trois ou quatre fois par an. Angelino est ravi que nous soyons là, il nous explique que les touristes qui viennent sont tous placés chez la famille ou les amis des guides ou des capitaines, et que eux n'ont pas la chance de pouvoir se faire un peu d'argent en les accueillant également. Nous sommes donc d'autant plus contents d'avoir choisi cette option... Delphine et Gilles ont apporté des crayons et des cahiers pour les enfants, du riz et un pull, qui font bien plaisir aux femmes de la famille. Mais Angelino est plus interessé par la lampe à dynamo de Gilles, et du coup, je lui propose la mienne en cadeau. Il est ravi, d'autant qu'ils n'ont pas l'electricité. C'est cool de voir toute la famille essayer la lampe!!! Puis nous allons nous coucher, bien contents d'éviter la "fête traditionnelle" organisée par les familles d'accueil, qui affublent les touristes de tenues typiques et les emmène danser à la salle des fêtes...
Le lendemain, après un bon pancake cuit au feu de bois, nous prenons congé de nos hôtes, et rejoignons le bateau pour partir pour l'île de Taquile. Le fait d'avoir pris un bateau public permet de partir très tôt, et d'arriver sur Taquile avant la horde de touristes qui viennent de Puno pour la journée. Le bateau nous dépose au port, et pour rejoindre le village, nous voilà partis pour une petite montée de marches comme j'en avais pas eu depuis le Macchu Pichu. Ca vaut la peine, la vue d'en haut est encore une fois magnifiques, nos efforts sont récompensés. Delphine a encore plein de cahiers et de crayons, et nous partons donc à la recherche d'une école afin de la débarrasser de son chargement. Mais c'est pas si simple de trouver une école ouverte le jeudi, et nous parcourons une bonne partie de l'île avant de tomber sur une classe pleine d'enfants. C'est encore une fois l'occasion de s'arrêter et de discuter avec les habitants. Delphine et Gilles sont excellents: avec eux, pas de barrière de la langue: deux mots d'espagnol et le reste en français, et tout passe avec de grands sourires! La directrice est ravie, les enfants nous chantent une chanson, et je me dis qu'encore une fois, c'est un peu du folklore...mais apparemment non, puisque la directrice me demande si je peux lui rendre service en prenant la photo de classe, que je dois faire développer et lui envoyer de Bolivie. Il semble donc qu'ils ne reçoivent pas tant que ça la visite de touristes. Nous reprenons ensuite le chemin du port, avec un détour par le village maintenant envahi de touristes. Et quelques sourires d'enfants sur le retour...
Arrivés à Puno, notre petit hôtel est complet, mais nous en trouvons rapidement un autre tout aussi peu cher, et nous partons manger un petit bout, histoire de se caler jusqu'au dîner. Bonheur: nous trouvons une boulangerie qui fait entre autre des croissants au chocolat. Après, direction le marché, ravitaillement d'abord, puis marché artisanal. Nous achetons chacun un bonnet typique de l'endroit, ridicule, mais ce sera un chouette souvenir, puis Delphine et moi voulons un collier comme ils en font au Pérou et en Bolivie, avec une pierre. Nous trouvons le stand à collier sous une pluie battante, nous abritons, et commençons à marchander sec, enfin surtout Gilles et Delphine en français, et ça marche. La pluie s'est transformée en grêle, et le vendeur nous invite à nous asseoir et à fumer une cigarette avec lui. Et encore une fois, c'est un bon moment partagé avec un Péruvien... Delphine repart même avec deux petites pierres en cadeau. Comment ça ils sont pas sympas les Péruviens? Le soir, dernier soir ensemble, nous allons manger puis ce sera boîte de nuit jusqu'à tard. Bon, la boîte est presque vide, Puno hors saison, c'est pas ça, mais c'est l'occasion de pratiquer encore un peu de salsa, je suis toujours aussi nulle...Voilà, Gilles et Delphine ont pris le bus pour Arequipa, et moi, j'attends le mien pour la Bolivie. Si vous passez par-là, les Toulousains, merci pour ces deux jours, c'était top!!!
Prochain étape, Copacabana en Bolivie...
Parce qu'on me l'a demandé, voilà le
BILAN PEROU
- temps passé: très exactement 40 jours.
- argent dépensé: environ 1160 euros, soit une moyenne inférieure à 30 euros par jour, sans me priver, au contraire.
Les grosses dépenses: trek Santa Cruz (120 $US) , trek Salkantay ( 210 $US), cours d'espagnol (120 $US), famille d'accueil (125 $US pour la semaine)
- un coup de coeur: le Canyon de Colca
- une erreur de parcours: avoir voyagé trop longtemps avec quelqu'un de négatif...
- de belles rencontres: plein!!! Plus particulièrement Jorge et Javier, Delphine et Gilles, ou encore les niños de Colibri.
- choses volées: aucune.
- choses perdues: une culotte par la laverie, et c'est pas drôle, parce que je n'en ai pas 50!
- une boisson: le Pisco Sour (j'en ai bu beaucoup, pour le meilleur et pour le pire...)
- un plat: le Ceviche (j'en ai mangé plein, pour le meilleur et pour le pire...)
- une chanson: oui, je sais, c'est pas terrible, mais toute personne qui est allé au Pérou récemment n'a pas pu passer à côté, et c'est le son des clubs péruviens... http://www.youtube.com/watch?v=ekFaaEU8Yuw
- et enfin quelques bonnes adresses:
- Hôtel El Tambo à Huaraz
- Hôtel España à Lima
- Hôtel Carola del Sur à Huacachina
- Hôtel Home Sweet Home a Arequipa
- Crêperie Zig-Zag à Arequipa
- Restaurant Mandala à Arequipa
- Restaurant Ukuku's à Puno
J'ai adoré le Pérou, ses paysages, sa culture, ses habitants. Bolivie, faudra être à la hauteur!
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