Sea, sand and sun
Je poursuis mon parcours vers le sud du Pérou, doucement… Depuis Lima, je suis toujours avec Nico et nous avons fait deux étapes avant de rejoindre la grande ville suivante, Arequipa.
La première étape a été Paracas. Cette petite station balnéaire sur le Pacifique vaut un arrêt car elle est le point de départ d’une ballade en bateau autour des îles Ballestas, surnommées « les Galapagos des pauvres ». Je rêve d’aller aux Galapagos, j’ai un petit budget, le stop s’imposait… Depuis Lima, nous avons pris le bus pour Pisco, la ville voisine. Mais le bus nous lâche sur la grande route, la Panamericana, qui longe toute la côte. En effet, Pisco a été détruite par un tremblement de terre il y a quelques années, et les routes n’ont toujours pas été entièrement reconstruites, donc pas de gare routière. Assaillis par les chauffeurs de taxi au bord de cette grande ligne droite poussiéreuse, il nous faudra tout le talent de négociation de Nico pour arriver à tirer un bon prix pour le taxi jusqu’à Paracas. Et là-bas, on voit que c’est la saison creuse : les hôtels rivalisent d’offres alléchantes, allant jusqu’à nous trouver des chambres à moitié prix du prix indiqué. Le village est charmant, petite station balnéaire désertée, et nous apprécions un Ceviche complètement frais cette fois.
Le lendemain matin, nous embarquons, comme le flot de touristes qui arrive de Pisco, (ouah, on est plus tous seuls…) pour les Iles Ballestas, deux petites heures de bateau pour nous faire observer ces îlots désertiques que les colonies d’oiseaux en tous genres ont recouverts de Guano. En plus de ces oiseaux, albatros, cormorans, pélicans, etc…, il y a aussi des pingouins et des lions de mer. Les appareils-photos crépitent sur le bateau, le mien aussi évidemment, allez voir l’album quand il sera en ligne, et encore, j’ai trié… Ah oui, en route, on a aussi vu une figure similaire à celles que l’on peut trouver à Nasca, le chandelier, une des mystérieuses et immenses figures creusées dans le sol péruvien, qui constituent encore aujourd’hui une grande énigme, on ne sait toujours pas par qui et pourquoi elles ont été tracées. Puis suite de la ballade dans la réserve naturelle de Paracas : rien d’exceptionnel, si ce n’est de jolies côtes déchiquetées battues par la mer et encore quelques oiseaux.
Le soir, nous reprenons le bus pour Huacachina, une oasis au milieu du désert, avec la promesse de beau temps et de farniente. Et oui, on a eu tout ça : du soleil, une piscine, des hamacs, un super hôtel… Nous y avons passé deux jours. Le premier jour, après un séjour prolongé à la piscine qui m’a valu quelques coups de soleil (et oui, la crème solaire bio, c’est bien pensé et ça donne bonne conscience, mais ce n’est pas efficace…), nous sommes partis pour deux heures dans les dunes qui entourent le lac pour nous adonner à l’activité touristique du coin : le buggy et le sandboard. Nous partons avec un échantillon de la jeunesse dorée de Lima : deux Vénézueliens installés là-bas, avec leurs copines péruviennes, plus un autre Péruvien. Ils sont arrivés la nuit précédente avec une glacière pleine de munitions, et sont donc déjà chauds comme la braise avant même le départ. Notre chauffeur Alfredo est le plus loco du coin, et nous partons à fond dans les dunes. Puis nous montons sur nos planches (au sens littéral du terme, regardez les photos), comme on peut, pour descendre les dunes à fond. La première se fera pour tout le monde à plat-ventre, puis une petite debout. Mais bon, on est loin du snow, ça ne glisse pas, donc on termine quasiment tous à plat ventre, à fond jusqu’en bas. Puis Alfredo nous offre une course hallucinante dans le désert, avec en fond un coucher de soleil sur les dunes qui restera pour moi un souvenir mémorable. Retour à l’hôtel avec nos compagnons de buggy qui offrent à boire à tout le monde, et à nous en particulier. L’alcool colombien pur aura vite raison de moi, j’ai fini au lit plutôt tôt que tard.
Le lendemain, pas de bain de soleil, je suis bien rouge, mais autre journée de détente dans ce petit paradis. Les Péruviens-Vénézueliens ont fini tôt, rattaqué dès le petit déjeuner, et perdu les clés de leur 4x4 flambant neuf. Ils repartent quand même vers Lima, en promettant de revenir tous les 15 jours en week-end, à la grande joie de tous les gars de l’hôtel, bizarrement…
Et nous, nous avons pris la route pour Arequipa avec le bus de nuit, où nous sommes arrivés ce matin. Là, je pars en trek dans le canyon de Colca pour trois jours, et l’hôtel où nous sommes aujourd’hui n’a pas le wi-fi, je vais donc mettre rapidement l’article en ligne, et la suite et toutes les photos suivront à mon retour.
A très vite !!!