Macchu Pichu: ça y'est, j'ai vu une des nouvelles merveilles du monde!!!

Publié le par Ophelie

Ah! Ca y'est, j'ai atteint une des destinations fortes de mon voyage... Après 75 kilomètres de marche, 75 piqures de mouches et moustiques (et oui, Marion, j'ai fait connaissance avec la fameuse mouche péruvienne qui pique...), 75 calories ingurgitées à chaque repas (bon, là, j'exagère, mais notre chef Washington a bien contribué à me faire retrouver ma ligne...), je l'ai vu, le Macchu Pichu...

Mardi matin, après un réveil difficile, me voilà partie pour le trek du Salkantay: trois heures de bus pour rejoindre le point de départ, petit-déjeuner, puis formation du groupe... Je suis avec Tif et Rob, Anglaise et Irlandais, Garfield et James, Anglais, Pablo, Arrgentin, et Renato, Brésilien. Notre guide Eduardo a l'air bien sympa, il nous présente notre chef-cuisinier, le fameux Washington, son assistant, et le muletier. Washington et son mini-lui ne paraissent pas vraiment sympathiques, mais bon, il est là pour cuisiner, pas pour faire la causette, après tout... Départ pour 20 kilomètres, huit heures de marche, et un dénivelé positif de 1300 mètres. Le groupe avance vite, mis à part le Brésilien qui a tenu à porter lui-même son sac alors qu'on a deux mules pour ça, et qui galère. Il finira la journée sans son sac, porté par le guide... Nous arrivons au campement après 7 heures de marche, on a donc gagné une heure. Nos tentes sont plantées sous le Salkantay, la fameuse montagne donnant son nom au trek, qui signifie "montagne sauvage" en Quechua. C'était une montagne vénérée par les Incas, synonyme pour eux de protection et de fertilité. Nous sommes à 3900 mètres d'altitude, il fait froid, et nous dînons à la bougie, gants, écharpes et bonnets étant de la partie. La nourriture est correcte, bien que Washington soit toujours aussi anthipatique...

Après une nuit bien froide, nous sommes réveillés à 5H30 par Washington qui nous apporte le petit maté de coca du matin dans la tente, accompagné d'un grognement significatif, un peu genre "Lève-toi feignasse!". Petit-déjeuner, puis départ pour la journée la plus difficile du trek d'après notre guide: nous devons atteindre le col du Salkantay situé à plus de 4650 mètres d'altitude en environ 4 heures, puis descendre la vallée pendant environ encore 4 heures. Nous sommes donc psychologiquement préparés à en baver... 21 kilomètres, 750 mètres de dénivelé positif, puis 1750 de dénivelé négatif. Finalement, nous atteignons le col en moins de 3 heures 30, tranquillement, sans trop souffrir pour ma part. Et oui, je vais peut être même revenir avec une condition physique acceptable si ça continue! Notre guide Eduardo décide de profiter de cette avance pour nous emmener voir son "endroit secret", un lac magnifique situé au pied du glacier du Salkantay. Le spectacle est incroyable, et nous sommes le seul groupe à en bénéficier... Nous attaquons ensuite la descente. Nous nous arrêtons déjeuner au bord d'une rivière, Washington nous a fait des pâtes à la sauce tomate, pas excellentes, mais bien appréciées tout de même... Puis c'est de la descente jusqu'au camp suivant. Les genoux ramassent, mais au moins, on descend, et on va dormir au chaud. Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas: partis sous le glacier, nous terminons la journée en pleine jungle... Le dîner est infâme, Washington est toujours aussi aimable, je tente la carte de la flatterie en le félicitant pour sa cuisine, il me répond par un grognement. Tout le groupe en rigole, ça ira mieux demain, espérons...

Un grognement du cuistot, un maté de coca, et nous nous reveillons sous une pluie battante le lendemain. Mais le temps de prendre le petit-déjeuner, la pluie s'est arrêtée, et la brume commence à se dégager pour nous laisser apercevoir un paysage étonnant. Cette journée sera placée sous le signe de la détente: seulement 4H30 de marche tranquille à travers la jungle, une arrivée tôt au campement suivant, et après un déjeuner encore plus infect que le dîner précédent, nous partons pour les sources thermales d'Aguas Calientes. Nous, c'est Tif, Rob et moi, le Brésilien nous quittant pour rejoindre directement le Macchu Pichu en train, et Garfield et James ayant déjà vu le lieu mythique. Pablo a décidé de ne pas venir, ses finances ne lui premettent pas de se payer cet extra. Le coin est infesté de bestioles, mais les sources thermales sont magnifiques, un vrai soulagement pour nos muscles mis à rude épreuve... Le soir, nous hallucinons sur le dîner: nous ne sommes plus que quatre, et Washington apporte pizza, pâtes, légumes frais, légumes cuits, viande... C'est bon, mais on ne mange pas le quart de ce qu'il a préparé, à croire qu'il n'a même pas percuté qu'on avait perdu des gens en route... Après le repas, feu de camp avec les guides et deux autres groupes, au son de la salsa et du raggaeton, la bière coule à flot. Pablo se déride maintenant que le groupe est plus petit, et contribue à améliorer grandement mon espagnol. La soirée se termine tard, mais nous nous levons pas trop tôt le lendemain, donc pas de souci.


Quatrième jour, la pluie est de nouveau au rendez-vous, je me suis fait piquer les jambes pendant la nuit, et mes chevilles sont rouges et enflées, et ça gratte! Mais bon, au petit-dej, je peux constater que je ne suis vraiment pas la plus mal en point, certains sont littéralement couverts de boutons, même sur le visage! Et là, nous avons droit à certainement la plus grande prouesse culinaire de Washingon. Je lui avait dit un grand "Buenos Dias" en arrivant au petit-dej, auquel il n'avait pas répondu, trop occupé qu'il était à nous confectionner un magnifique gâteau au glaçage de toutes les couleurs. Nous sommes désormais méfiants, la nourriture et l'attitude du cuisinier étant devenu notre sujet de plaisanterie favori, et je suis la seule courageuse à prendre une part. Grave erreur! C'est un peu comme manger de la pâte à modeler, et après avoir fait le tour de la table pour une dégustation du bout des lèvres, nous sommes tous d'accord pour balancer le reste de mon assiette dans les buissons! Et nous voici partis pour quatre heures de marche pour atteindre le restaurant où nous allons déjeuner. Mais faut pas rêver, c'est notre cuistot qui sera aux fourneaux, et après 3 petites heures, nous nous attablons devant une assiette de lentilles aux pâtes, de riz aux pâtes et de pâtes aux pâtes. Après une heure de repos assez irréelle, durant laquelle nous chantons en coeur de vieux vieux tubes américains avec notre guide, au milieu d'un resto plein de Péruviens, au dessus de la voie ferrée, nous repartons pour une marche de 2H30 sur cette même voie ferrée pour finalement atteindre la ville d'Aguas Calientes, située au dessous du fameux Macchu Pichu. Ce soir-là, nous dormirons à l'hôtel, mais pourrons prendre notre dernier dîner Made in Washington, qui se surpassera: une assiette de frites, riz et poisson absolument froide, qui a du trainer au moins une demi-heure avant d'être servie. Quand Rob lui signale ce petit détail, Washington répond simplement que non, c'est chaud, et tourne les talons. Il est de coutume de donner un petit pourboire au cuistot, mais là, c'est le summum, et nous partons boire une bière sans même un regard.

Cinquième jour, lever à 4 heures pour partir à 4 heures 30 et être au Macchu Pichu avant l'ouverture des portes, et pouvoir bénéficier du précieux ticket donné aux 400 premiers, qui donne droit à faire l'ascencion du Wayna Pichu, la montagne qui surplombe le fameux site. Nous partons donc de nuit pour une heure et demie de montée, 1600 marches, et pas des petites. Nous n'avons pas vraiment mangé la veille, et la montée est très rude pour Tif et moi, mais nous arrivons au site avant l'ouverture des portes et obtenons notre petit ticket, qui nous donne droit à une autre rude montée! Nous pénétrons ensuite sur le site, grandiose, impressionnant! Je vous laisse regarder les photos, il n'y a qu'à contempler. Eduardo nous fait une rapide visite du site, nous expliquant rapidement les endroits les plus importants. Le Macchu Pichu a été construit par un des plus grands rois incas, afin d'être une de ses résidences secondaires. Il avait choisi un endroit stratégique, en hauteur, près d'une rivière., et caché dans la jungle. Lorsque les Conquistadores sont arrivés et ont pourchassés les Incas, ceux-ci ont détruit des ponts afin que le chemin menant au Macchu Pichu ne soit pas découvert. Et effectivement, le site n'a été redécouvert qu'au début du 20ème siècle, et dégagé, puis partiellement restauré. Je ne suis pas un ferrue d'histoire, mais c'est captivant de savoir à quel point les Incas maîtrisaient déjà certaines sciences, telles que l'astronomie ou l'agronomie.

Après deux heures de visite, Eduardo nous abandonne pour rentrer à Cusco, et nous nous promenons sur le site, avant d'attaquer la montée du Wayna Pichu. Des marches, encore, mais après 45 minutes difficiles, nous atteignons le sommet, et la vue est juste incroyable... Nous profitons du soleil au sommet, et découvrons notre petit-déjeuner préparé par notre cher Washington. Pour nourrir nos bouches affammées après tant d'efforts, nous avons droit à....un bout de pain sec et une brique de jus de fruit! Je ne répéterai pas les insultes en espagnol de Pablo, mais j'en ai appris quelques belles à ce moment-là! Nous redescendons vers le site affamés, épuisés, sous un soleil de plomb, et après un autre moment à déambuler et à apprécier, nous repartons à pied pour Aguas Calientes, bien décidés à nous nourrir correctement. Nous finirons l'après-midi attablés devant hamburgers et pizzas, conversant en espagnol (et oui! ca y'est, je peux...), avant de reprendre notre train puis un bus pour Cusco. Nous arrivons à 22H30, je quitte mes 3 compagnons de route qui ont été supers, et rejoint ma famille péruvienne pour une nuit supplémentaire. Je devais normalement rejoindre l'équipe hollandaise et ma prof d'espagnol pour une autre folle nuit cusquenienne, mais là, je ne peux pas...

Le lendemain, je quitte Victor et Bertha le coeur gros. Victor, en bon papa d'accueil, tient à m'emmener à mon hôtel et va même le visiter avant de me laisser m'installer. Après m'avoir arraché la promesse de revenir chez eux lors de mon prochain passage à Cusco, il me laisse à mon indépendance retrouvée... Je rejoins le front hollandais pour une ballade vers deux autres sites incas, Moray et Maras. Moray est en fait une serie de terrasses circulaires, dans lesquels les Incas pratiquaient des expériences de culture. Chaque cercle simulait un micro-climat différent, et permettaient aux Incas de vérifier quelle était la température et l'altitude optimale pour faire pousser les différentes espèces qui constituaient leur alimentation.





Maras est une série de terrasses située en aval d'une rivière riche en chlorure de sodium, qui permettent la récolte du sel. Le paysage est magnifique, et je suis encore une fois impressionnée par les connaissances de ce peuple, connaissance dont les Conquistadores n'ont pas su profiter lorsqu'ils sont arrivés en Amérique du Sud. De retour à Cusco, je quitte la bande qui est encore là pour un bon moment, puisqu'ils suivent tous des cours d'espagnol pour encore quelques semaines. Je retourne à l'hôtel, et passe une soirée internationale très sympa autour d'un barbecue et de quelques verres.







Aujourd'hui, j'ai parcouru encore une fois la ville en compagnie de Léo, une française de mon dortoir. Repas typique puis Cappucino peu typique, je profite une dernière fois de la beauté de Cusco... Demain, c'est le départ, je décolle pour Puno et le lac Titicaca, à la frontière Bolivienne.

Et voilà, encore un long article que je vais encore conclure par mes messages personnels: je souhaite un bon anniversaire à ma Perrine, avec deux jours de retard, mais comme je te l'ai dit par mail, ton anniversaire a coïncidé avec la visite du Macchu Pichu, je suis donc excusée, non? Et enfin, toutes mes félicitations à Cécile et Joris pour le petit bout à venir. Arrêtez de faire des BB les filles, attendez-moi, que le nôtre ait aussi un petit pote VIP de son âge!

Prochain message de Bolivie, j'embrasse tous ceux qui passent par là!!!


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Publié dans Perou

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T
<br /> ccou ophélie bravo pr cette éprouvante ascension mais ça en valait le coup.tu pourras te présenter a l élection de miss france en 2010 car il ne te resteras pas un poil de graisse. la bonne cuisine<br /> a du te rappeler celle a gizou.......gaston a passé l irm rdv le 12 oct a nantes r ls résultats. ta ptite copine samy est morte bouffée par un gros chien<br /> <br /> <br />
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O
<br /> T'inquiète pas pour moi,j'a ide la réserve! J'ai bien pensé à mon tonton. C'est horrible pour Sammy. Je vous embrasse tous!<br /> <br /> <br />
M
<br /> slt oph<br /> Pas facile de crapahuter avec le ventre mal rempli et les piqûres d'insectes et je te felicite pour ta persévérence.Kiki va bien.Ce soir elle dort chez une copine.J'en profite pour faire une petite<br /> sortie avec fabien, les de sa, les emeles etc..<br /> Nous pensons bien à toi et t'embrassons très fort.<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Oui, je m'épate moi même...lol! J'espère que votre sortie s'est bien passée, et je suis bien contente d'avoir des petites news. Prépare-toi pour la Thaïlande, plus que deux mois et demi. Je pense<br /> bien à vous et vous embrasse.<br /> <br /> <br />
V
<br /> J'ai aussi eu droit aux trucs qui volent et qui piquent... et ça gratte pendant longtemps !<br /> Bravo pour le trek ! Machu Picchu au lever du soleil, c'est quand même quelque chose !!!<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Oui, cést clair, bien que je sois un peu plus impressionnée par un paysage naturel... mais ça reste exceptionnel! Mes jambes et pieds ne ressemblent plus a rien, c'est ça le voyage, lol! A +<br /> <br /> <br />
C
<br /> Salut la belle.<br /> Jusqu'alors, je ne venais sur mon ordi que pour bosser, autant te dire de moins en moins souvent. Aujourd'hui, grâce à toi, je me précipite pour suivre mon feuilleton préféré. En plus j'en profite<br /> parfois pour préparer une bricole. Cela fait donc deux bonnes raisons pour te remercier. Je me suis promis de ne plus jamais grogner en découvrant les petits plats que me prépare l'adorable<br /> créature qui me supporte depuis 25 ans (putain déjà !!!) Ici les jours se suivent et se ressemblent un peu trop. Si un jour je me décide à redistribuer les cartes, je crois bien que j'étudierai de<br /> très prêt l'option Pérou. En attendant cet improbable jour, je hante les foires aux vins. J'ai demandé à mon fils de cacher quelques bonnes bouteilles pour fêter ton retour. Ne te presse pas, ce<br /> sont des vins de garde.<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Je te prends au mot pour le vin, tu devras t´y tenir! En plus, le Pérou et la Bolivie, c'est pas vraiment ça dans ce domaine. J´ai du me rabattre sur autre chose, tu t´en doutes... Pourquoi<br /> improbable? Pas le temps pendant les vacances??? En tous cas, c´est toujours un plaisir de te lire, et un nouvel épisode du feuilleton ne saurait tarder, bien que moins palpitant... Gros bisous,<br /> Monsieur!<br /> <br /> <br />
M
<br /> salut la belle,<br /> tu vas nous revenir avec un corps de reve apres tous ces treks et pas le temps de te languir tu n'arretes pas ... n'oublie de te menager quelques breaks ca fait du bien<br /> En tout cas on a toujours autant de plaisir a te lire et ca nous rappelle plein de bons souvenirs<br /> On t'embrasse et a bientot<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Salut les potes! Ne vous inquiétez pas pour les breaks, j'ai régulièrement des jours off. Cést d'ailleurs pour celà que j'ai passé presque 6 semaines au Pérou... et que maintenant, je vais devoir<br /> renoncer à certains endroits. Mais au moins, je profite des choses! Je suis aussi votre périple, et j'ai hâte d'y être... Mais chaque chose en son temps. Gos bisous à vous 2.<br /> <br /> <br />