Arequipa, el condor pasa...
i Hola chicos!
Ca y'est, j'ai quitté à regret Arequipa, une bien belle étape Péruvienne... Mon premier jour là-bas a été consacré en tout premier lieu à récupérer de ma nuit de bus (objectif raté, pas moyen de dormir...), puis à booker un trip au Canyon de Colca, et enfin à faire un petit tour de la ville.
La ville est magnifique, le centre historique avec son architecture coloniale, ses cathédrales, ses habitants souriants, ses petits restaurants, appellent à flâner sans but, bien que la ville soit réputée dangereuse. Le soir, avec Nico et deux américains de notre hôtel, nous nous faisons plaisir: le restaurant de l'alliance française est en fait une crêperie plutôt pas mauvaise, et ça nous rappelle un peu chez nous...
La nuit suivante est rude: j'ai réservé mon trek pour partir le plus tôt possible, et j'ai rendez-vous dans le hall de l'hôtel entre 3 heures et 3heures 30 du matin. Couchée vers minuit, ça va être compliqué, et c'est d'ailleurs les deux americains qui me réveillent à 3 heures 15, je n'ai bien sûr pas entendu sonner ma montre. Et c'est parti pour 3 jours dans le canyon. Il faut d'abord se taper 4 heures de minibus jusqu'à Chivay, à l'entrée du canyon. Il fait froid, les vitres gèlent à l'extérieur, et tout le monde est plus au moins en train de terminer sa nuit en évitant de congeler et de piquer du nez sur le voisin. Après une pause-petit-déjeuner, nous arrivons à Cruz del Condor, le lieu où il est garanti d'apercevoir l'oiseau mythique. Là, c'est l'enfer à touristes: au moins deux cent cinquante personnes réparties au bord de la montagne se battent pour avoir le meilleur angle dès qu'un condor pointe son nez. Bon, j'en fait aussi partie, même si je ne me suis pas battue. Pour moi, c'est tout un souvenir d'enfance, Esteban et son grand condor... Notre guide nous apprendra par la suite qu'ilsne sont pas là par hasard, les habitants du canyon leur jettent des cadavres d'animaux toujours au même endroit pour les faire venir et garantir les photos aux touristes. Du coup, ça casse un peu le mythe... Notre guide nous apprendra également que le condor peut vivre presque autant qu'un homme, et qu'au moment de sa mort, il prend son envol, et meurt dans les airs. Voilà pour la minute ornithologie!
Après Cruz del Condor, re-bus pour deux heures, et nous rejoignons le village de départ du trek dans le canyon, Cabanaconde, où nous déjeunons avant de constituer les groupes définitifs pour les trois prochains jours: je serai avec quatre Espagnols, Célia, Béa, Rodrigo et Jorge, un Uruguayen, Javier, deux Anglais, Chris et Davina, et deux Allemands, Sandra et Arne. Tout le monde à l'air bien cool, les Espagnoles ne parlent qu'espagnol, il va donc falloir que je fasse des efforts. Nous partons en tout début d'après-midi de Cabanaconde, et descendons dans le fond du canyon, afin de passer de l'autre côté pour rejoindre un petit village isolé, San Juan de Chuccho. Le canyon de Colca, avec une profondeur de 3400 mètres, il a longtemps été considéré comme le plus profond du monde, mais viens d'être détrôné par un voisin, le canyon de Cotahuasi. Toujours est-il que depuis le haut, même si nous ne descendons pas vers le point le plus profond, c'est super impressionnant. Et nous voilà parti pour cinq heures de descente super raide. Le groupe avance bien, bonne entente, on est tous emerveillé devant les paysages, et nous arrivons quand même soulagés dans la petite hospedja dans laquelle nous allons passer la nuit dans des petits bungalows en paille et terre. Ici, pas d'electricité, un filet d'eau froide pour la douche, mais le cadre est splendide, et notre guide Bernardo nous cuisine un super repas. La soirée sera par contre courte, le reveil dans la nuit + la descente = tout le monde au lit à 20 heures.
Le lendemain, c'est une journée cool: nous marchons depuis San Juan de Chuchho à travers des petits villages du canyon, c'est l'occasion de goûter des fruits inconnus, la chicha, boisson locale à base de maïs fermenté, de discuter un peu avec les gens que nous croisons. Nous atteindrons le but de la marche vers 13 heures, l'oasis de Sangalle, au fond du canyon, un vrai petit paradis. Nous passons l'après-midi à profiter de la piscine, autour de quelques bières et d'un jeu de cartes. C'est la belle vie!!! Avant la remontée du lendemain matin qui promet d'être rude: et oui, tout ce que nous avons descendu, il faut le remonter, et il y a un dénivelé de pratiquement 1200 mètres, positif, et raide.
Dernier jour, levés à 5H30, nous attaquons la montée après un bon petit dej', et finalement, je suis surprise, ça se passe plutôt bien: pas de problèmes de souffle, un bon rythme, nous sommes au sommet en 2 heures 45, avec des pauses, sans galérer. Il faut croire que mon séjour prolongé en altitude, et surtout un mois-et-demi sans fromage, commencent à payer... Là haut, je discute avec Marie et Sylvain, deux français en ballade pour deux mois entre Pérou et Bolivie, nous nous recroiserons sûrement. Nous rejoignons Cabacanonde, d'où nous reprenons le but pour Chivay, pour aller nous baigner dans des sources chaudes. Ca fait vraiment du bien après la montée du matin. Les deux allemands nous abandonnent, ils prennent le bus directement de Chivay pour Puno, et nous continuons notre route vers Arequipa, après un repas excellent dans un restaurant péruvien: buffet à volonté avec spécialités locales, et notamment la viande d'alpaga. A propos de la nourriture, je tiens d'ailleurs à faire une remarque, ou plutôt un rectificatif: je suis partie de France avec la peur de mourir de faim car plusieurs personnes m'avaient dit que la nourriture ici était infecte, qu'il n'y avait que du poulet et du riz, et aucun légumes ni laitages. C'est faux: la nourriture est excellente, même si ça ne vaut pas l'Asie, ils sont vraiment branché nourriture végétarienne, avec plein de petits restaurants qui servent des légumes, et on trouve de tout au marché et supermarché. Voilà, c'est dit!!! Et retour en bus à Arequipa. Nous nous retrouvons tous le soir pour un petit restaurant bien sympa, avant le départ de Jorge et Javier, et de Davina et Chris pour Puno. Cusco étant leur prochaine étape, nous devrions nous retrouver ici d'ici peu... Javier m'a invité chez lui en Uruguay, et ça, ça dérange mes plans: le temps file vite, il ne me reste que deux mois et demi avant de repartir de Santiago, et encore au moins deux pays, voir trois si je fais le crochet par Montevideo. Mais ce serait avec plaisir, à voir...
Vendredi, journée cool à Arequipa, j'ai visité le monastère de Santa Catalina, une ville dans la ville. Je ne vais pas vous faire un topo historique, je n'ai rien retenu...Bon, c'est à voir, c'est magnifique, mais j'avoue que ce n'est pas vraiment mon truc quand même. Petit repas du soir à l'hôtel et longue discussion avec Boris, mon voisin de dortoir. Puis samedi, rafting sur le Rio Chili le matin. Il y avait encore...des Espagnols, et un Australien, Peter, en voyage d'affaires, qui profite du week-end pour découvrir le coin. Le cadre est encore une fois magnifique, je n'ai pas de photos, parce qu'après avoir presque tué mon appareil dans les dunes de Huacachina, je fais gaffe. Mais en tous cas, c'était vraiment sympa. Peter m'invite à déjeuner avec son associé Chilien, puis nous allons faire un tour du côté du marché d'Arequipa, quartier réputé dangereux. Là-bas, c'est l'occasion de goûter des fruits, et encore une fois de discuter avec des gens qui ont plutôt l'air content de voir des gringos. La fin de journée se passera à l'hôtel, à regarder un film et à discuter avec les autres voyageurs en mode repos, avant de prendre le bus de nuit pour Cusco avec un Hollandais rencontré à l'hôtel. Après une nuit pas reposante, nous sommes donc arrivés à 7 heures du matin, mais devons attendre 13 heures avant d'avoir une chambre. Je profite donc du wi-fi pour enfin écrire cet article. Je pense que je vais rester ici quelques temps, et prendre enfin ces fameux cours d'espagnol qui me font défaut. Puis aller au Machu Picchu. Ou l'inverse, à voir...
Voilà, encore une nouvelle étape, ça passe trop vite... Je vais terminer en souhaitant un bon anniversaire à Nadège, j'ai bien pensé à toi hier, jour de fête.
i Hasta Pronto !
La ville est magnifique, le centre historique avec son architecture coloniale, ses cathédrales, ses habitants souriants, ses petits restaurants, appellent à flâner sans but, bien que la ville soit réputée dangereuse. Le soir, avec Nico et deux américains de notre hôtel, nous nous faisons plaisir: le restaurant de l'alliance française est en fait une crêperie plutôt pas mauvaise, et ça nous rappelle un peu chez nous...
La nuit suivante est rude: j'ai réservé mon trek pour partir le plus tôt possible, et j'ai rendez-vous dans le hall de l'hôtel entre 3 heures et 3heures 30 du matin. Couchée vers minuit, ça va être compliqué, et c'est d'ailleurs les deux americains qui me réveillent à 3 heures 15, je n'ai bien sûr pas entendu sonner ma montre. Et c'est parti pour 3 jours dans le canyon. Il faut d'abord se taper 4 heures de minibus jusqu'à Chivay, à l'entrée du canyon. Il fait froid, les vitres gèlent à l'extérieur, et tout le monde est plus au moins en train de terminer sa nuit en évitant de congeler et de piquer du nez sur le voisin. Après une pause-petit-déjeuner, nous arrivons à Cruz del Condor, le lieu où il est garanti d'apercevoir l'oiseau mythique. Là, c'est l'enfer à touristes: au moins deux cent cinquante personnes réparties au bord de la montagne se battent pour avoir le meilleur angle dès qu'un condor pointe son nez. Bon, j'en fait aussi partie, même si je ne me suis pas battue. Pour moi, c'est tout un souvenir d'enfance, Esteban et son grand condor... Notre guide nous apprendra par la suite qu'ilsne sont pas là par hasard, les habitants du canyon leur jettent des cadavres d'animaux toujours au même endroit pour les faire venir et garantir les photos aux touristes. Du coup, ça casse un peu le mythe... Notre guide nous apprendra également que le condor peut vivre presque autant qu'un homme, et qu'au moment de sa mort, il prend son envol, et meurt dans les airs. Voilà pour la minute ornithologie!
Après Cruz del Condor, re-bus pour deux heures, et nous rejoignons le village de départ du trek dans le canyon, Cabanaconde, où nous déjeunons avant de constituer les groupes définitifs pour les trois prochains jours: je serai avec quatre Espagnols, Célia, Béa, Rodrigo et Jorge, un Uruguayen, Javier, deux Anglais, Chris et Davina, et deux Allemands, Sandra et Arne. Tout le monde à l'air bien cool, les Espagnoles ne parlent qu'espagnol, il va donc falloir que je fasse des efforts. Nous partons en tout début d'après-midi de Cabanaconde, et descendons dans le fond du canyon, afin de passer de l'autre côté pour rejoindre un petit village isolé, San Juan de Chuccho. Le canyon de Colca, avec une profondeur de 3400 mètres, il a longtemps été considéré comme le plus profond du monde, mais viens d'être détrôné par un voisin, le canyon de Cotahuasi. Toujours est-il que depuis le haut, même si nous ne descendons pas vers le point le plus profond, c'est super impressionnant. Et nous voilà parti pour cinq heures de descente super raide. Le groupe avance bien, bonne entente, on est tous emerveillé devant les paysages, et nous arrivons quand même soulagés dans la petite hospedja dans laquelle nous allons passer la nuit dans des petits bungalows en paille et terre. Ici, pas d'electricité, un filet d'eau froide pour la douche, mais le cadre est splendide, et notre guide Bernardo nous cuisine un super repas. La soirée sera par contre courte, le reveil dans la nuit + la descente = tout le monde au lit à 20 heures.Le lendemain, c'est une journée cool: nous marchons depuis San Juan de Chuchho à travers des petits villages du canyon, c'est l'occasion de goûter des fruits inconnus, la chicha, boisson locale à base de maïs fermenté, de discuter un peu avec les gens que nous croisons. Nous atteindrons le but de la marche vers 13 heures, l'oasis de Sangalle, au fond du canyon, un vrai petit paradis. Nous passons l'après-midi à profiter de la piscine, autour de quelques bières et d'un jeu de cartes. C'est la belle vie!!! Avant la remontée du lendemain matin qui promet d'être rude: et oui, tout ce que nous avons descendu, il faut le remonter, et il y a un dénivelé de pratiquement 1200 mètres, positif, et raide.
Dernier jour, levés à 5H30, nous attaquons la montée après un bon petit dej', et finalement, je suis surprise, ça se passe plutôt bien: pas de problèmes de souffle, un bon rythme, nous sommes au sommet en 2 heures 45, avec des pauses, sans galérer. Il faut croire que mon séjour prolongé en altitude, et surtout un mois-et-demi sans fromage, commencent à payer... Là haut, je discute avec Marie et Sylvain, deux français en ballade pour deux mois entre Pérou et Bolivie, nous nous recroiserons sûrement. Nous rejoignons Cabacanonde, d'où nous reprenons le but pour Chivay, pour aller nous baigner dans des sources chaudes. Ca fait vraiment du bien après la montée du matin. Les deux allemands nous abandonnent, ils prennent le bus directement de Chivay pour Puno, et nous continuons notre route vers Arequipa, après un repas excellent dans un restaurant péruvien: buffet à volonté avec spécialités locales, et notamment la viande d'alpaga. A propos de la nourriture, je tiens d'ailleurs à faire une remarque, ou plutôt un rectificatif: je suis partie de France avec la peur de mourir de faim car plusieurs personnes m'avaient dit que la nourriture ici était infecte, qu'il n'y avait que du poulet et du riz, et aucun légumes ni laitages. C'est faux: la nourriture est excellente, même si ça ne vaut pas l'Asie, ils sont vraiment branché nourriture végétarienne, avec plein de petits restaurants qui servent des légumes, et on trouve de tout au marché et supermarché. Voilà, c'est dit!!! Et retour en bus à Arequipa. Nous nous retrouvons tous le soir pour un petit restaurant bien sympa, avant le départ de Jorge et Javier, et de Davina et Chris pour Puno. Cusco étant leur prochaine étape, nous devrions nous retrouver ici d'ici peu... Javier m'a invité chez lui en Uruguay, et ça, ça dérange mes plans: le temps file vite, il ne me reste que deux mois et demi avant de repartir de Santiago, et encore au moins deux pays, voir trois si je fais le crochet par Montevideo. Mais ce serait avec plaisir, à voir...
Vendredi, journée cool à Arequipa, j'ai visité le monastère de Santa Catalina, une ville dans la ville. Je ne vais pas vous faire un topo historique, je n'ai rien retenu...Bon, c'est à voir, c'est magnifique, mais j'avoue que ce n'est pas vraiment mon truc quand même. Petit repas du soir à l'hôtel et longue discussion avec Boris, mon voisin de dortoir. Puis samedi, rafting sur le Rio Chili le matin. Il y avait encore...des Espagnols, et un Australien, Peter, en voyage d'affaires, qui profite du week-end pour découvrir le coin. Le cadre est encore une fois magnifique, je n'ai pas de photos, parce qu'après avoir presque tué mon appareil dans les dunes de Huacachina, je fais gaffe. Mais en tous cas, c'était vraiment sympa. Peter m'invite à déjeuner avec son associé Chilien, puis nous allons faire un tour du côté du marché d'Arequipa, quartier réputé dangereux. Là-bas, c'est l'occasion de goûter des fruits, et encore une fois de discuter avec des gens qui ont plutôt l'air content de voir des gringos. La fin de journée se passera à l'hôtel, à regarder un film et à discuter avec les autres voyageurs en mode repos, avant de prendre le bus de nuit pour Cusco avec un Hollandais rencontré à l'hôtel. Après une nuit pas reposante, nous sommes donc arrivés à 7 heures du matin, mais devons attendre 13 heures avant d'avoir une chambre. Je profite donc du wi-fi pour enfin écrire cet article. Je pense que je vais rester ici quelques temps, et prendre enfin ces fameux cours d'espagnol qui me font défaut. Puis aller au Machu Picchu. Ou l'inverse, à voir...Voilà, encore une nouvelle étape, ça passe trop vite... Je vais terminer en souhaitant un bon anniversaire à Nadège, j'ai bien pensé à toi hier, jour de fête.
i Hasta Pronto !
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