Trek autour des Annapurna (2)

Publié le par Ophelie

 

Jour 8 : De Bragha (3340m) à Letdar (4200m) : 3H de marche, 12 km :

Le groupe définitif s’est formé : nous serons six à atteindre ensemble le col. Tim et Andrew ont rencontré Noam, un Américain, et nous continuons en compagnie de Julien. Nous décollons de Bragha tranquillement, on Nepal 3508sait que l’étape du jour est courte. Par sécurité, on a choisi de ne pas passer le col trop rapidement, et de faire une nuit supplémentaire à Letdar, ce qui devrait en théorie nous donner 100 % de chance de ne pas être sujets au mal aigu des montagnes , ma hantise grandissante à l’approche du col. Julien, Valérie et moi partons donc tranquillement après notre petit-déjeuner, et rattrapons les autres à Manang. Tim l’Allemand avait un objectif en partant plus tôt de Bragha : prendre son petit-déjeuner dans une des nombreuses German Bakery du village. Après une pause shopping, lunettes et gants pour Julien, crème solaire pour moi dont le nez ressemble à un lampion, nous les retrouvons dans ladite bakery, et nous achetons un en-cas pour la suite : chocolate danish pour moi, cookies pour Valerie, et un cheese croissant pour Sakal qu’on a déjà perdu. On le retrouve, on lui donne sa collation, et on lui donne rendez-vous en haut. Et on redémarre pas trop affolé, après une bonne pause d’une heure qui a suivi une demi-heure de marche. Là, le paysage change : plus de végétation ou presque, des yaks qui nous regardent placidement passer, et toujours une vue panoramique sur les montagnes qui nous entourent. Nous marchons tranquillement, posons avec les yaks pour certains, mangeant leurs viennoiseries pour d’autres. Sakal nous suit de pas trop loin, ce qui n’est pas arrivé depuis longtemps. On se dit qu’il a du manger du yak… Nous arrivons à Letdar en début d’après-midi, petit bled paumé à flanc de montagne, constitué par deux lodges abrités des vents par les parois qui nous entourent. L’endroit n’est pas accueillant, malgré la superbe vue qui nous est offerte. Mais on a tous la pêche, on se prend une petite soupe pour se réchauffer, et on attend impatiemment que les proprios mettent le poêle en route, cartes ou livre en main. Dans l’après-midi, Julien et moi faisons une pause cigarette dehors, et là, c’est la douche froide : on voit arriver d’un côté un hélicoptère, de l’autre, un brancard porté par des Népalais qui dévalent la montagne comme des dingues, et une évacuation en temps record d’un Coréen presque mort du mal de l’altitude, là, juste sous notre nez. Bon, au cas où on avait oublié, il va falloir s’écouter, et moi, comme d’hab’, je panique, me voyant déjà obligée de redescendre, comme les quelques personnes qu’on a croisées dans la journée. Mais on y croit, et là, dans les esprits, on espère juste que tout le groupe va arriver en haut sans problème. Petite soirée au coin du poêle, coucher tôt dans une chambre à 2°C, on s’habitue…

 

Jour 9 : De Letdar (4200m) à High Camp (4900m): 2H45 de marche, 7 km :

Encore une courte étape aujourd’hui, je l’ai dit, on joue la sécurité, d’autant plus après avoir vu l’évacuation d’urgence de la veille. Petit-déjeuner tranquille, puis départ tardif après l’habituelle séance photos du matin, quand la lumière est belle. Les deux petites premières heures sont tranquilles, terrain vallonné, peu de dénivelé, Nepal 3613on fait des pauses, beaucoup, on sait qu’il n’y a pas urgence. On est vraiment en haute montagne, la végétation a disparu, seul les yaks et les blue sheep, sorte de bouquetins locaux, ont pris possession des lieux. La vue reste spectaculaire, je n’en dis pas plus, les photos en sont un pâle aperçu, et il n’y a pas vraiment de mots pour décrire ce qu’on a vu. Je commence à flipper un peu, j’ai mal à la tête depuis le matin, et ça ne va pas en s’arrangeant. Nous atteignons le prochain village, Thorong Phedi, où le soleil tape, et d’où l’on peut admirer ce qui nous attend la prochaine heure de marche : une côte longue de 2 kilomètres pour un dénivelé de 500 mètres… On décide de ne pas se presser, on prend un lunch rallongé par des parties de cartes en profitant du beau temps, on nous annonce une heure de montée et du froid en haut, on a choisi ! Après trois bonnes heures de glande « en terrasse » (il ne manquait que le vin chaud !), une fois que tout le monde est reparti, on attaque le gros morceau de la journée. Le mal de tête ne me quitte pas, j’ai saigné du nez, rien d’alarmant, mais je crains que ça n’empire avec l’altitude. Noam et moi attaquons tranquillement la montée, suivant notre métronome Valérie qui donne le rythme, et regardant partir au loin Julien, le rapide du groupe. On atteint le High Camp en 50 minutes, mon mal de tête n’a pas empiré, j’ai envie de manger un Snickers, c’est que tout va bien. On s’installe dans une petite chambre pas très confort, et nous décidons de monter en haut de la colline qui surplombe le site, histoire de profiter d’une belle vue sur la vallée. On fait la petite séance photo du groupe en haut, puis on redescend. Je prends un demi Diamox, au cas où, et on va rejoindre la salle commune où les garçons sont installés à une table déjà bien remplie. Là, on fait la connaissance de Paul-Henri et Ophélie, un frère et une sœur qui font le tour du monde en solex, et qui sont là avec deux potes dont un est malade au fond du lit. Excellent repas, puis moment de décision : à quelle heure part-on le lendemain ? Sakal, notre anti-référence, nous conseille un départe entre 4H30 et 5H du matin. Nous, on n’a pas envie de se geler en montant, on décide d’envisager un départ vers 6 heures, sachant qu’on est toujours en retard. Dernière petite cigarette sous la pleine lune, et on file dans nos duvets et couvertures, pour une nuit qui promet d’être longue, l’altitude aidant…

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Et ce jour-là, c’était l’anniv’ de ma copine Ann-So qui ne croit même pas que j’y ai pensé d’aussi haut. Et bien si, je te jure, alors bon anniversaire !!! A très bientôt !

 

Jour 10 : De High Camp (4900m) à Muktinath (3800m) : 5H de marche, 14 km :

Étonnamment, tout le monde a passé une bonne nuit malgré l’altitude, le seul incident étant l’incursion d’une souris dans notre chambre, souris qui en voulait au sac de bouffe de Valérie. Il a quand même fallu sortir du duvet pour la mettre dehors en pleine nuit, et ça, c’était glacial… Comme prévu, on ne décolle pas à 6H, mais bien 45 minutes plus tard, quasiment les derniers. Notre porteur est parti devant, et semble monter plutôt rapidement. C’est fou, depuis qu’il a vu qu’il ne pourrait plus nous ralentir, son rythme s’est brutalement accéléré, alors que ça monte et qu’on est en altitude… Nous atteignons les abords du col en un peu moins d’une heure et demie, et faisons une grosse pause de plus d’une heure, retardant le moment d’arriver au sommet. Nous sommes vite rejoints par Paul-Henri, Ophélie et leurs deux potes, et là, en discutant, on s’aperçoit que les deux en question, Camille et Rémi, sont de grands potes à Marie, ma copine de voyage du Vietnam et du Cambodge, et que Camille et moi avons même échangé des mails, puisqu’il avait proposé de m’accueillir à Delhi lors de mon séjour en Inde. Comme quoi, le monde est bien petit, et encore plus vu d’aussi Nepal 3861haut. Nous marchons les dix dernières minutes ensembles, et atteignons finalement le col, heureux que tout le groupe l’ai fait sans souci : le Thoron La Pass, 5416 mètres, mon nouveau record d’altitude !!! Mon mal de tête et celui de Noam ont d’ailleurs mystérieusement disparu en montant… Petite célébration, grosse séance photo, petit café offert par des Israéliens, grosse pause Snickers, et au bout d’une heure et demie, on se décide à entamer la descente qui promet d’être longue : plus de 1600 mètres de dénivelé négatif, un supplice mortel pour les genoux. Mais les paysages traversés sont encore différents, et tout aussi exceptionnels : de grandes étendues désertiques et rocailleuses qui se découpent dans le bleu du ciel. Parce que oui, on a eu de la chance avec la météo, et on a fait le bon calcul pour l’heure de départ : on a eu un temps sublime au sommet ! Nous nous arrêtons pour déjeuner au bled suivant, Charabu, puis continuons la descente jusqu’à Muktinath, rythmée en ce qui me concerne par de longues discussions avec l’autre Ophélie qui me raconte ses expériences autour du monde bien plus roots que les miennes, faut l’avouer. Nous arrivons au village alors que le soleil est déjà parti, et un peu déçus : il n’est pas à la hauteur de ce qu’on nous en avait dit. Nepal 3874Là, on se sépare temporairement, notre groupe dans un hôtel, les autres dans un autre, avec la promesse de fêter ça tous ensembles dans quelques heures. Après une bonne douche chaude (après trois jours, c’est quand même cool…), nous attaquons la soirée devant bières, cacahouètes et Apple Brandy local, une espèce de tord-boyaux assez ignoble, et sommes rapidement rejoints par les quatre français. Sakal est bien sûr aux premières loges, bien contents de se mêler à nous et de profiter des rasades que lui offrent les garçons. Nous, les filles, et surtout moi, nous sommes bien agacés, donc on lui file seulement des cacahouètes parce qu’on n’a pas le choix. Après un énorme plat de pâtes, je suis rapidement rattrapée par ma petite nature, et tombe comme une masse, m’endormant à table comme une vieille ivrogne. Une partie d’entre nous continuera la soirée jusqu’à tard, pendant qu’une autre dont je fais partie, a rejoint son lit avec plaisir.

 

Jour 11 : De Muktinath (3800m) à Kakbéni (2800m) : 2H30 de marche, 10 km :

Encore une toute petite journée : comme on a bien tenu notre planning, on est plutôt en avance, et on s’est Nepal 3983ménagé des petites étapes pour finir. Le village de Kakbeni nous a été chaudement recommandé par l’agence, donc  Kakbeni ce sera… Nous nous levons tard, déjeunons tard, puis Valérie, Noam, Tim et moi partons visiter le temple hindou à l’entrée de Muktinath. Bien qu’isolé jusqu’à il y a peu, c’est un haut lieu de pèlerinage, et beaucoup de croyants viennent depuis l’Inde se purifier sous sa centaine de fontaines sacrées. Nous faisons un peu de shopping sur les étals qui jalonnent la rue principale du village, puis partons pour Kakbeni en fin de matinée. Notre porteur Sakal qui a définitivement du manger un bouquetin part devant avec Tim et Julien, et nous restons à l’arrière pour marcher tranquillement le long de la route (et oui, ici aussi, la civilisation a avancé, et la piste est régulièrement parcourue par les taxis-jeep…). Nous traversons des villages superbes, comme celui de Jarkhot qui nous enchante. Valérie et moi sommes toujours en arrière avec Noam, quand soudain, on arrive devant un restaurant où notre porteur est attablé avec les trois Nepal 4042autres qui étaient devant, en train de les bichonner et de les materner comme il n’arrêtait jusque là pas de le faire pour nous. Valérie et moi sommes un peu contrariées, on n’a ni l’une, ni l’autre faim, et n’avions pas forcément envie de nous arrêter à cet endroit et à ce moment-là, et on commence à se demander si notre porteur n’a pas oublié avec qui il était venu. Non pas qu’on se plaigne qu’il nous lâche un peu la grappe, mais on trouve un peu gros qu’il ait décidé d’office de faire la pause avec les garçons, sans même savoir ce que nous souhaitions. Pas grave, on n’est plus à ça près… Nous arrivons en vue de Kakbeni sous un vent à décorner les yaks, mais ouah ! Ca vaut le coup. Petit village en pierre situé à l’entrée de la vallée du Mustang,  Kakbeni se détache d’un paysage rocailleux grâce à  l’oasis de verdure qui l’entoure. Magnifique ! Là-bas,  il faut de nouveau remettre les pendules à l’heure, car Sakal a choisi d’office un lodge, et tente de convaincre Tim et Andrew, sans même un regard pour nous. Bon… Finalement, rejoints par Paul-Henri, on s’installe dans ledit lodge après âpres négociations des garçons, sans regrets, car nous y mangeons le meilleur repas de tout le trek. Sans regret non plus de ne pas nous être précipité vers le restaurant le plus funky du village, le Yak Donald’s et son enseigne rouge et jaune, avec le fameux M comme Mustang, qui promet les meilleurs yak burgers de la région… A table, l’atmosphère est tendue, et on a l’explication en remontant dans nos chambres : Sakal a chopé les garçons, et s’est permis de leur rappeler que se quittant le lendemain, il aimerait bien qu’ils fassent un petit geste pour lui sous la forme d’une rémunération pécuniaire… Alors, évidemment, ils ont un peu les boules, et nous encore plus qu’il se soit permis de leur réclamer de l’argent alors qu’il n’a porté le sac de personne sinon le nôtre, et que nos potes ont été assez sympa pour lui payer pas mal de verres à boire la veille alors qu’ils ne lui devaient absolument rien. Là, c’est vraiment trop, pas professionnel, et nous décidons de le renvoyer dès que possible vers Pokhara.

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Jour 12 : De Kakbeni (2800m) à Jomosom (2720m) : 3H de marche, 9km + 1 gros détour:

Ca y’est, on voit le bout, avec regret d’ailleurs. Dernier jour de marche pour nous les filles, alors que les garçons continuent pour cinq jours supplémentaires jusqu’à Nayapul. Sur les conseils de Paul-Henri, nous décidons de faire un détour pour aller voir un village hors du circuit, Loubra. Nous envoyons Sakal, qui ne tient pas au détour,  vers Jomosom, puis partons vers le fameux village par le chemin des bergers, alternant grosses montées et descentes dans la pampa. En arrivant en vue de Loubra, il nous faut descendre une grande paroi Nepal 4206rocailleuse, instable, afin d’emprunter un pont qui nous permet d’atteindre l’autre côté de la rivière. Là, Julien a la mauvaise idée de se tenter un itinéraire parallèle en solo, et nous le perdons de vue, ainsi qu’Andrew, qui est carrément passé en dessous du pont. Noam, Tim, Valérie et moi atteignons le village à la hauteur de la description que nous en avait fait Paul-Henri, buvons le thé chez l’habitant, et repartons le long de la rivière pour rejoindre la route principale. Nous avons définitivement perdu Andrew et Julien. Après une heure et demie de marche sur une piste battue par les vents, poussiéreuse, parcourue par les jeeps et les tracteurs, nous savons pourquoi on nous a déconseillé ce tronçon du trek, vraiment pas agréable pour marcher. Arrivés à l’entrée de Jomosom, nous retrouvons Julien et Andrew, qui n’ont jamais atteint Loubra. Julien s’est fait une grosse frayeur en se tentant une descente en slide sur la paroi instable où on l’a perdu de vue, et s’est vu en bas en quelques morceaux. Plus de peur que de mal, nous commandons à manger, et en attendant, Valérie et moi partons à la recherche de Sakal pour récupérer nos sacs et lui dire au-revoir. En passant les points de contrôle, nous avons vent de la grève qui doit démarrer le lendemain, et qui promet des perturbations sur le réseau de bus. Cela nous conforte dans la décision que nous avons prise la veille : rentrer Nepal 4161en avion le lendemain depuis Jomosom. Reste à expliquer ça à Sakal, qui malgré le deal avec l’agence qui était de lui payer le retour en bus à Pokhara, qu’il a largement le temps de faire en un jour et demi, nous réclame de lui payer le retour en avion. Nous lui expliquons que notre budget ne le permet pas, lui donnons un pourboire plus que généreux qu’il n’a pas l’air d’apprécier plus que ça, et le plantons un peu sur place au milieu de Jomosom. Soulagées, bien plus légères malgré notre sac supplémentaire, nous rejoignons les garçons pour le repas, puis passons les dernières heures en leur compagnie, avant qu’ils continuent leur route vers le prochain village. Nous nous faisons une fin de journée tranquille, thé-papotage, douche chaude et excellent repas.

 


Jour 13 : De Jomosom  à Pokhara: 25 minutes d’avion :

Nepal 4235Un lever tôt le lendemain pour embarquer dans le plus petit coucou jamais vu pour nous deux (20 places) pour le vol le plus court jamais expérimenté (25 minutes). Nous rejoignons Pokhara où le 1er mai et une promesse de grève illimitée ont rendu le centre un peu calme. Tout est encore ouvert, donc on ne s’inquiète pas trop. Les Maoïstes sont en discussion avec le gouvernement, on n’en connait pas encore l’issue. Mais dès le soir, le ton est donné : à partir du lendemain, plus rien ne bouge jusqu’à nouvel ordre…

Et depuis ? Et bien, comme je l’ai dit dans un message précédent, nous sommes coincées à Pokhara. Ca fait maintenant six longs jours, où la vie ne reprend dans le centre qu’entre 18 heures et 20 heures. Le pays est paralysé, seuls les avions circulent, et restent notre porte de sortie. Nous ne pouvons pas vraiment nous balader dans les environs car les Maoïstes manifestent, et nous ne voulons pas nous retrouver au milieu d’un rassemblement aviné où un groupe de jeunes brandissent pancartes et bâtons, on préfère jouer la sécurité. Nous avons de la chance : assez d’argent pour tenir jusqu’à notre départ, un vol pour Katmandou le même jour que notre vol pour sortir du pays, et pas d’obligation de repasser par le centre de la capitale où la situation semble plus que tendue. Alors on prend patience, bien que la mienne soit bien entamée, et que je commence à prendre un petit coup au moral. Et oui, l’attente forcée, ça n’a jamais été mon fort… Allez, plus que deux jours et demi !!!

 


UN PETIT BILAN INTERMEDIAIRE :

Matériel trek (veste, polaire, bonnets, gants, lunettes, chaussures,T-shirt techniques) : 110 euros

Courses avant le départ (barres de céréales, Snickers, Diamox, cigarettes…) : 20 euros

Location de duvet: 7 euros

Permis divers : 28 euros

Porteur : 15 dollars/jour, soit 80 euros chacune + pourboire (je ne l’inclus pas, car une erreur de l’agence en notre faveur nous a permis de donner un gros pourboire malgré la piètre performance…)

Transport : 10 euros de bus (incluant les billets du porteur) et 65 euros d’avion

Nourriture + logement : 140 euros

Soit un total d’environ 450 euros pour 13 jours, soit 36 euros/jour, achat de matériel inclus, ou 340 euros sans le matériel, soit 26 euros/jour.

 

Sur tout le trajet, nous avons négocié les prix des lodges (et parfois même de la nourriture…), obtenant souvent la gratuité si on prenait tout nos repas sur place. Nous n’avons jamais payé pour une douche chaude. Nous ne nous sommes pas privées sur la nourriture (1 seul Dhal Bat, et 2 momo pour moi, tout le reste moins local…), par contre, nous n’avons pas acheté une bouteille d’eau, utilisant les pilules miracles, car les prix montent plus haut que l’altitude ! Un regret : avoir pris notre porteur, car en plus du fait que ça ne s’est pas parfaitement bien passé, nous n’en avions pas besoin. Ce qu’il portait nous aurait à peine rajouté deux ou trois kilos chacune, sacs réorganisés, et physiquement, ça passait largement. Mais bon, ça, on ne pouvait pas le savoir ! Sinon, à recommander, mais très vite alors : dans quelques temps, la route fera tout le tour du circuit, et là, ce sera fini…


   

Publié dans Nepal

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M


C'est vrai on avait hâte de lire ton périple autour des Annapurna et c'est avec plaisir qu'on a parcouru tout ces articles, ça nous a rappelé plein de souvenirs, au fil de tes superbes photos on
a eu l'impression de se retrouver 8 mois en arrière, de nouveau sur ces magnifiques chemins ...merci ça fait du bien. Et puis on a souri à tout ces petits désagréments que tu évoques,
on a vécu les mêmes ! Hier on a eu ton homme à dîner et l'on sait que tu as rejoint Bangkok, j'espère que ce n'est pas trop galère et que tu vas quand même profiter de la suite de ton
périple.                                                                                                       
On t'embrasse bien fort, prends soin de
toi                                                                        
Marion et Raf



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O


Je t'ai renvoyé un mail, des bisous à vous 2, et à très bientôt.



J


Oooohhhhh !!! Vraiment trop bon de s'évader avec ton reportage photo, tu me fais rêver
et tu me fais oublier le stress du boulot. Il y avait bien longtemps que j'étais venu visiter ton blog, car peu souvent chez moi et c'est un ravissement. Ta plume est excellente. En tout cas ce
sera un plaisir de te revoir et de t'entendre conter ton périple. Je t'embrase courageuse Ophélie.


Amicalement, J-Louis



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O


Ben alors, t'es en vadrouille où tu bosses comme un fou? Merci encore, merci, et c'est toujours un plaisir de te lire par ici. Gros bisous et à dans pas si longtemps que ça!



K


coucou ophélie,


j'avais pris du retard, mais en même temps tu nous a écrit 5 articles en une semaine!!!!! Bravo pour le trek, quelle condition physique!!!! j'ai hâte de voir les photos!!! ça doit faire bizarre
de passer de 48° à 2°!!!! Moi, je récupère petit à petit; ça fait 3 semaines que j'ai enlevé le plâtre et je boite toujours. J'ai la cheville et le pied encore gonflés : séances de kiné 3 fois /
sem, bains de pieds à l'eau froide, glace, et marche au programme. j'ai repris la voiture depuis 10 jours et je marche avec les béquilles seulement pour des longs trajets. Comme tu l'imagines, je
suis toujours en arrêt (plus qu'une semaine d'ailleurs!!!); je reprends après le pont de l'ascension... et ça va  être dur après 11 semaines sans bosser!!! Alors toi après un an n'en parlons
pas!!!! sinon bien contente d'avoir à nouveau de tes nouvelles, c'était long!!! bon courage pour l'attente, mais il vaut mieux être prudente... gros bisous


Karine



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O


Comment ca, 5 articles, meuh non... Bon, en meme temps, j'avais que ca a faire, un peu... Les photos sont en ligne, tu [eux y aller, probleme resolu. Bon, ben, si je compte bien, tu reprends dans
une semaine pile poil... Ahh, dur! Bon, en meme temps, ca doit etre un sacre soulagement de conduire a nouveau. Je te fais des bisous, ma potesse invalide!



C


Salut ma jolie Ophélie toujours aussi rayonnante sur les photos et je vois que tu passes de trés bons moments on ne t'oublie pas et nous avons parlé de toi hier soir avec la Coco et
Jean-Marie. Pour nous tout va bien même si nous n'avons pas de choses extraordinaire à raconter. On t'embrasse trés trés fort Carine et Emele.


 


 



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O


Ca y'est, Emele te laisse de nouveau l'ordinateur pour lire mon blog? Je lui ai fait peur au telephone??? Merci pour les compliments, oui, j'ai la patate, meme si je me suis un peu ramollie ces
derniers jours... Moi aussi je pense a vous et a la fete qu'Eric me prepare pour mon retour, promis, c'est dit, je compte sur lui! Je vous fais plein de bisous a tous les 2.