El Calafate et El Chalten: parc national Los Glaciares
Comme prévu, après une courte étape au Chili, ça a été retour vers l'Argentine, pour rejoindre El Calafate, toujours au sud de la Patagonie. J'ai pris le bus depuis Puerto Natales, et y ai retrouvé Aurélie, Romain et Pauline, croisés rapidement lors du trek. Pauline me propose de me joindre à eux pour partager un dortoir, puis pour partir faire une ballade à cheval le soir même. Je booke donc deux petites heures de cheval dans une estancia, un grand domaine fermier à une vingtaine de kilomètres de El Calafate, ballade suivie d'un asado, le barbecue argentin. Alors la ballade à cheval sur le Cerro Viejo, c'est un peu la deception: certes, le cadre est magnifique, mais ce seront deux heures au pas sur des chevaux presque de trait, avec interdiction d'aller plus vite (problème d'assurance soit-disant...) Pauline, qui est bonne cavalière, se retrouve avec le cheval le plus gros et le plus lent, et râle avec moi tout le long du chemin. Pauline, spéciale dédicace, je mets une photo sur laquelle on te voit avec ta vache... Bon en même temps, on aurait du s'en douter, c'était spécifié que c'était de la ballade pour débutants... Le barbecue qui suit est plutôt pas mal, accompagné encore une fois d'un bon petit vin rouge argentin (je fais des réserves, dans une semaine, tout ça, c'est fini...).Le jour suivant, je quitte mes compagnons de dortoir qui prennent l'avion pour Buenos Aires en vue d'un proche retour en France (aïe, j'espère que ça n'a pas été trop dur...), et je pars visiter LE glacier patagonien, celui qui attire les foules
du monde entier, et c'est pas peu dire au vu du nombre de touristes présents sur place...le Périto Moreno.250 kilomètres carrés de glace, dont une soixantaine de mètres sont émergés, c'est un des rares glaciers au monde à ne pas être en regression. Première vue d'en haut, impressionnante... Mais c'est quand on s'approche à quelques dizaines de mètres sur les passerelles aménagées qu'on se rend vraiment compte de ce que l'on a en face de soi. J'ai de la chance, droit devant moi tout de suite en arrivant, j'entends un craquement sinistre, et voit un énorme bloc de glace qui se détache et tombe à l'eau. Il y a des gens qui restent en face pendant un moment pour apercevoir ça... Je passe plusieurs heures à marcher le long des passerelles aménagées pour les nombreux touristes, pique-nique face aux minuscules iceberg rejetés vers la côte, et finis la ballade par un bon café en compagnie de Rémi et d'un Argentin qu'il a rencontré dans le bus.
Je pars ensuite prendre le bus pour El Chalten, petit village de montagne situé à quelques heures, point de départ de nombreuses rendonnées qui mènent au point de vue sur deux légendes parmi les montagnes de Patagonie, le Fitz Roy et le Cerro Torre. Après une soirée calme avec Sean, un Australien croisé autour d'une bière, je pars me coucher, bien décidée à me lever tôt pour aller observer au moins un des deux célèbres sommets. Mais en Patagonie, il y a un facteur qu'on ne maîtrise absolument pas, c'est la météo. Je me lève sous un ciel couvert. Je pars quand même vers la
cabane des Rangers afin de récupérer la carte des randonnées, et là, ils me disent que si la journée n'est pas belle, la suivante sera encore pire, donc il faut en profiter. Je décide donc de faire la boucle complète, qui mène aux points de vue sur les deux sommets, et d'avancer mon bus du lendemain. Je pars donc pour six heures de marche toute seule, à un bon rythme, mais n'aurai pas la chance d'avoir une vue dégagée sur le Fitz Roy et le Cerro Torre (Violaine, si tu lis ça, raté... Dommage!), et j'avoue qu'après le Torres del Paine, tout ça m'a paru un peu fade... Le soir, je dîne à l'hôtel avec trois Ecossais, vais me coucher encore tôt (la Patagonie, c'est pas un endroit pour faire la fête, on y trouve surtout des marcheurs qui se couchent tôt en prévisions des randonnées à venir).Le lendemain, je passe la matinée à l'hôtel tranquille à lire, alors que dehors, il pleut, puis reprend le bus pour El Calafate. J'y rencontre Alain et Patrick, deux Français en vadrouille. Ils me proposent de nous retrouver le soir pour un dîner bien arrosé. Ca fait plaisir, des Français, Lyonnais (la Patagonie, ça attire décidément les Rhônalpins...), bons vivants et déconneurs, excellente soirée... Et juste pour mettre l'eau à la bouche à ceux qui ont des rêves de grands horizons, Alain a acheté un voilier et parcourt le monde depuis quatre ans, vivant de l'argent que lui rapporte la location de sa maison... Elle est belle la vie! Messieurs, je sais que vous lirez ces lignes, merci pour cette petite parenthèse très sympa, ce fut une excellente soirée, buena onda et bon vin, le cocktail parfait!
Voilà pour cette étape montagnes et glaciers, encore un vrai bout de Patagonie, impressionnante et gigantesque... J'ai eu du mal à sélectionner les photos mises en ligne, parce que 150 photos de glacier, ça reste 150 photos de glacier, et ça peut être un peu long à regarder...La prochaine étape est plus au nord, et sera bientôt en ligne, puisque j'ai pris du retard dans mes publications. Et, j'entretiens un peu le suspens pour ceux qui n'ont pas Facebook et n'ont pas vu ma nouvelle photo de profil, il y aura de l'émotion...
Ah au fait, bon anniversaire Tonton, je pense fort à toi! Et une énorme pensée pour mon beau-père préféré et toute sa famille, je suis avec vous tous même ici...
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