A l'île de Pâques, on en prend plein les oeufs...
Oui, je sais, elle est très mauvaise, mais j'avais envie... Petit retour en arrière quand même, il y a eu une étape à Santiago avant, et pas des moindres. Pas très voyage, mais putôt fête, fête et soleil. Mon arrivée plus tôt que prévue à Santiago avait un but: obtenir un billet pour le concert de Manu Chao un jour avant le-dit concert. J'ai donc quitté l'Argentine le matin en espérant arriver à Santiago à temps pour obtenir le fameux sésame avant la fermeture des points de vente. Normalement, c'est faisable. Mais c'est sans compter le zèle des douaniers chiliens: trois heures d'attente à la frontière le temps que tous les bus en provenance de l'Argentine soient fouillés de fond en comble (bagages y compris), à la recherche du moindre bout de banane oublié qui vaudra alors à l'étourdi une amende de 280 dollars. J'arrive donc à Santiago trop tard, passablement énervée, mais là, bonne surprise: dans l'hôtel, je tombe sur Tif et Rob avec qui j'avais trekké au Machu Picchu. Eux ont déjà leurs billets pour le concert, mais on fête d'avance la future
obtention du mien et surtout les retrouvailles autour de nombreux verres. Le lendemain, donc, je suis debout aux premières heures pour être sûre de ne pas passer à côté des derniers billets. Et dans la matinée, c'est chose faite, je l'ai! Après une journée de préparation physique et psychologique intense au bord de la piscine, nous partons, c'est à dire tout un groupe, pour le stade national de Santiago. Ben, c'était super, évidemment! Quinze mille personnes, une ambiance de feu, un Manu en pleine forme, un énorme souvenir à ramener du Chili! Le lendemain, ce sera piscine, piscine, et encore piscine, puis le soir barbecue à l'hôtel, arrosé de vin chilien, en compagnie d'un petit groupe de français. Le réveil le lendemain est rude, et je me force à bouger de l'hôtel pour aller visiter un peu Santiago. Je prends le funiculaire pour monter sur la plus haute colline de la ville, d'où le point de vue est magnifique. Retour en métro, puis petite session piscine, avant d'attaquer la dernière soirée à Santiago, mais surtout la dernière soirée de voyage de Tif et Rob. Et oui, après 10 mois de tour du monde, il est tant pour eux de retrouver une vie rangée, et ils décident de fêter ça dignement, d'autant que Garfield, un autre Anglais du trek au Pérou déjà rencontré à Mendoza, nous a rejoint. La soirée sera longue et alcoolisée, et le réveil à 6 heures le lendemain pour prendre l'avion sera encore plus rude que le précédent, et là, j'ai vraiment besoin d'un break.
Ca tombe bien, la destination qui m'attend, c'est aussi le bout du monde, un petit bout de terre loin de tout, l'île habitée la plus proche étant à quelques 2000 kilomètres, et le continent le plus proche à presque 4000... Rapa Nui, ou île de Pâques, c'est ambiance polynésie (avec collier de fleurs à l'arrivée à l'aéroport), mais avec un côté breton, le tout sous l'oeil attentif des moaïs, ces statues mystérieuses, et le cocktail est impressionnant. L'île est quasi déserte si l'on excepte son seul village, Hanga Roa. Sinon, c'est volcans, collines, chevaux sauvages galopant dans l'herbe haute, et
vagues qui s'écrasent brutalement sur les rochers. La nonchalance de Roger et Marta qui m'accueillent donne le ton: au camping-gîte, c'est ambiance baba hyper relax, et j'attaque donc la sieste dès mon arrivée, histoire de tenter de récupérer de ma courte nuit. Puis je suis rejointe par Martha et Judith, deux Espagnoles, et Ananda, un Malaysien, rencontrés à Puerto Natales quelques semaines avant. Ils sont déjà sur l'île depuis deux jours, et ont loué une voiture, donc c'est parti pour une première rencontre avec les moais: ce sera le site d'Akivi, avec ses sept moaïs qui regardent l'océan. C'est beau, c'est impressionnant, et ce n'est que le début. Nous finissons la journée par un coucher de soleil sur un autre site proche du village, puis au lit tôt. Et oui, le lendemain, c'est lever de soleil sur un autre site impressionnant de l'île: l'Ahu Tongariki avec ses immenses quinze moaïs. On a de la chance, le ciel est dégagé, et le spectacle est grandiose. La journée se poursuit par une randonnée jusqu'au cartère de Ranau Kao, puis au village archéologique d'Orongo, avant de se terminer devant un bon plat de poisson. Et la semaine s'écoule doucement, entre visites au moaïs, ballade à cheval dans les collines verdoyantes, snorkeling au large de la plage de rêve d'Anakena, siestes au camping, repas partagés et discussions tardives. Je ne fais pas de récit chronologique, le temps s'est suspendu durant ces quelques jours. J'ai juste apprécié la douceur de vivre, la nature dans toute sa grandeur, et l'atmosphère mystique de l'île. Si j'ai eu peur de m'y ennuyer, le jour du départ est en fait arrivé trop vite... J'y ai passé six jours inoubliables, et lorsque Roger m'a glissé un petit moaï en bois autour du cou à l'aéroport, je me suis forcée à sourire.
J'en mets encore une petite, histoire de, mais plus que les mots, il faut voir toutes les photos, qui ne retranscriront de toutes façons pas l'atmosphère magique de ce lieu. Je résume mon état d'esprit après cette étape en un mot: CONQUISE!!!

Bien évidemment, le retour à Santiago a été rude, mais il me reste quelques jours pour profiter encore un peu de l'Amérique du Sud... Décollage mardi soir pour l'Australie!
obtention du mien et surtout les retrouvailles autour de nombreux verres. Le lendemain, donc, je suis debout aux premières heures pour être sûre de ne pas passer à côté des derniers billets. Et dans la matinée, c'est chose faite, je l'ai! Après une journée de préparation physique et psychologique intense au bord de la piscine, nous partons, c'est à dire tout un groupe, pour le stade national de Santiago. Ben, c'était super, évidemment! Quinze mille personnes, une ambiance de feu, un Manu en pleine forme, un énorme souvenir à ramener du Chili! Le lendemain, ce sera piscine, piscine, et encore piscine, puis le soir barbecue à l'hôtel, arrosé de vin chilien, en compagnie d'un petit groupe de français. Le réveil le lendemain est rude, et je me force à bouger de l'hôtel pour aller visiter un peu Santiago. Je prends le funiculaire pour monter sur la plus haute colline de la ville, d'où le point de vue est magnifique. Retour en métro, puis petite session piscine, avant d'attaquer la dernière soirée à Santiago, mais surtout la dernière soirée de voyage de Tif et Rob. Et oui, après 10 mois de tour du monde, il est tant pour eux de retrouver une vie rangée, et ils décident de fêter ça dignement, d'autant que Garfield, un autre Anglais du trek au Pérou déjà rencontré à Mendoza, nous a rejoint. La soirée sera longue et alcoolisée, et le réveil à 6 heures le lendemain pour prendre l'avion sera encore plus rude que le précédent, et là, j'ai vraiment besoin d'un break.Ca tombe bien, la destination qui m'attend, c'est aussi le bout du monde, un petit bout de terre loin de tout, l'île habitée la plus proche étant à quelques 2000 kilomètres, et le continent le plus proche à presque 4000... Rapa Nui, ou île de Pâques, c'est ambiance polynésie (avec collier de fleurs à l'arrivée à l'aéroport), mais avec un côté breton, le tout sous l'oeil attentif des moaïs, ces statues mystérieuses, et le cocktail est impressionnant. L'île est quasi déserte si l'on excepte son seul village, Hanga Roa. Sinon, c'est volcans, collines, chevaux sauvages galopant dans l'herbe haute, et
vagues qui s'écrasent brutalement sur les rochers. La nonchalance de Roger et Marta qui m'accueillent donne le ton: au camping-gîte, c'est ambiance baba hyper relax, et j'attaque donc la sieste dès mon arrivée, histoire de tenter de récupérer de ma courte nuit. Puis je suis rejointe par Martha et Judith, deux Espagnoles, et Ananda, un Malaysien, rencontrés à Puerto Natales quelques semaines avant. Ils sont déjà sur l'île depuis deux jours, et ont loué une voiture, donc c'est parti pour une première rencontre avec les moais: ce sera le site d'Akivi, avec ses sept moaïs qui regardent l'océan. C'est beau, c'est impressionnant, et ce n'est que le début. Nous finissons la journée par un coucher de soleil sur un autre site proche du village, puis au lit tôt. Et oui, le lendemain, c'est lever de soleil sur un autre site impressionnant de l'île: l'Ahu Tongariki avec ses immenses quinze moaïs. On a de la chance, le ciel est dégagé, et le spectacle est grandiose. La journée se poursuit par une randonnée jusqu'au cartère de Ranau Kao, puis au village archéologique d'Orongo, avant de se terminer devant un bon plat de poisson. Et la semaine s'écoule doucement, entre visites au moaïs, ballade à cheval dans les collines verdoyantes, snorkeling au large de la plage de rêve d'Anakena, siestes au camping, repas partagés et discussions tardives. Je ne fais pas de récit chronologique, le temps s'est suspendu durant ces quelques jours. J'ai juste apprécié la douceur de vivre, la nature dans toute sa grandeur, et l'atmosphère mystique de l'île. Si j'ai eu peur de m'y ennuyer, le jour du départ est en fait arrivé trop vite... J'y ai passé six jours inoubliables, et lorsque Roger m'a glissé un petit moaï en bois autour du cou à l'aéroport, je me suis forcée à sourire.J'en mets encore une petite, histoire de, mais plus que les mots, il faut voir toutes les photos, qui ne retranscriront de toutes façons pas l'atmosphère magique de ce lieu. Je résume mon état d'esprit après cette étape en un mot: CONQUISE!!!

Bien évidemment, le retour à Santiago a été rude, mais il me reste quelques jours pour profiter encore un peu de l'Amérique du Sud... Décollage mardi soir pour l'Australie!
Publicité