Rendez-vous en terre inconnue...

Publié le par Ophelie

De retour après une longue période de silence... J'ai délaissé l'ordinateur pour profiter pleinement des dernières semaines de voyage, de mon chéri et de ma soeur et mon beauf', et puis je sais que dans quelques jours, j'aurais tout le temps devant moi pour mettre tout ça à jour...

Cambodge 6166 

Pas de destination toute neuve pour ces trois semaines: Fab et moi avons repris la direction du Cambodge pour une grosse semaine dans l'ouest du pays. Au programme: Siam Reap et ses temples, un bis pour moi, mais immanquable quand on vient faire un tour par là-bas. Nous quittons Bangkok tôt le matin, ayant en main un billet pour Siem reap à un prix ridiculement bas, ce qui aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. Malgré les recommandations du Lonely Planet, on se fait bien avoir à la frontière, et subissons le racket honteux pratiqué quotidiennement par les agences de voyage et douaniers de Poipet:

" - Faut bien que je gagne ma vie (en te chargeant le double du prix du visa...), je travaille, comme toi...

-Ah non, moi, j'ai encore pas trouvé le moyen d'arrondir mes fins de mois en escroquant les gens, désolée..."

Bon, en même temps, on n'avait pas le temps de faire faire le visa à Bangkok, donc pas le choix et pas de regret... Après une deuxième tentative d'armaque au taxi, (déjouée direct, celle-ci, faut pas exagérer non plus...), nous quittons enfin cette ville mafieuse pour Siem Reap. A l'arrivée, on fait confiance au tuk-tuk, et on fait bien, qui nous trouve un hôtel "like a 3-star-hotel", avec la piscine et le petit-dej, le tout pour quinze dollars! Et on s'installe en appréciant pour ma part le luxe de la climatisation et du room service, le summum du confort depuis le début du voyage...

Siem Reap, on y restera cinq jours, entre visites de temples,  d'un village sur le lac, massages, Cambodge 6631 marché (Marie, la petite salade à 3000 Riels,elle déchire toujours...), piscine, siestes, bières à 0,50 dollars, et restaurants gastronomiques pour le prix d'un Mc Do en France. On a fait les gros touristes, pas trop couleurs locales, mais p..ain, ça fait du bien!!!

 

Et comme on a pris notre temps, et qu'on doit rejoindre Chloé et Seb en Thaïlande dans pas si loin que ça, nous avons limité la suite de notre séjour au Cambodge à la visite de Battambang, de l'autre côté du lac. Ce que nous avions prévu, à l'origine, c'est de faire la traversée en bateau, qui promet des paysages sublimes. Le seul souci, c'est qu'en saison sèche, elle promet aussi une grosse traversée galère si le niveau de l'eau est trop bas. Et comme la saison des pluies n'a pas vraiment commencé, et que le village flottant et la forêt engloutie visitée près de Siem Reap n'avait de flottant et d'englouti que le nom, on décide d'opter pour l'option bus, plus sûre, moins pittoresque, mais qui nous permet une autre grasse matinée, et nous garantit une arrivée à Battambang avant la nuit.

 

L’arrivée à Battambang se fait au milieu des chauffeurs de tuk-tuk qui ne nous laissent pas une seconde de répit : il faut amener le client gratuitement vers un hôtel, et le « ferrer » pour qu’il réserve au plus vite une journée de ballade dans la campagne. C’est de bonne guerre, mais P1050617pas toujours agréable pour nous, et dans notre cas, peu rentable puisque notre but, c’est de trouver au plus vite Sam, franco-khmer dont on ne lit que du bien sur les forums de voyage. Il n’a plus de chambre libre, donc on s’installe dans un des hôtels à routards de la ville, mais nous partons vite à sa recherche, infructueuse, mais ça aura au moins le mérite de nous faire découvrir la ville, qui n’a que peu d’intérêt. Pas grave, on n’est pas là pour ça, ce qui vaut le coup, c’est la campagne autour, et c’est pour la découvrir qu’on veut trouver le fameux Sam. En désespoir de cause, nous l’appelons, et on se retrouve en début de soirée dans un bar de Battambang. Et là, il nous propose son « aventure » : pas de tour de tuk-tuk classique, mais un road-trip à moto avec nuit chez l’habitant, concept qu’il est en train de tester, et dont on a la chance de pouvoir profiter en quasi-exclusivité. On n’hésite pas longtemps, on dit oui, on se couche tôt, et Fabien se réveille le jour de son anniversaire en ne sachant pas trop à quoi s’attendre. Sam vient nous chercher, et nous partons préparer notre paquetage pour les deux prochains jours. Après validation par le chef de l’expédition de ma capacité à conduire la moto cambodgienne (merci Sam, pour notre sécurité, il m’a filé la moto baptisée Prudence et a gardé pour lui Kamikaze…), nous voilà partis à 5, Fab et moi sur un engin, Sam et les deux sisters, Emilie et Mélanie, sur l’autre, pour deux jours de malades.

 

Après un tour de ravitaillement (cadeaux pour la famille, nourriture, etc…), on part sur les petites routes, et là, c’est juste le bonheur : c’est sublime, vert, rouge, la campagne, les sourires des gens… Ca fait cliché, mais c’est vraiment ça. Et Sam commence à nous montrer l’étendue de son talent et de son vice : il m’annonce le passage d’un pont suspendu en moto, avec deux câbles sur les côtés. « Bon, tu peux pas tomber, sinon, la moto va dans la rivière, alors t’accélère, tu vas tout droit, et nous, on prend les photos ! » Et ça passe ! Une fois de Cambodge-6667.JPGl’autre côté, encore un peu collée à la moto par la trouille, j’entends Sam me rappeler : c’était pas la route à prendre, c’était juste pour faire monter un peu la pression… Leçon n°1 : ne jamais croire Sam…  On continue, on fait un arrêt repas chez le cultivateur de champignons qui répare la tong de Sam (elle t’allait bien pourtant, ma tong coccinelle…), et on repart dans la campagne vers une grotte inconnue du grand public selon notre guide. Après une petite marche sous un ciel menaçant, nous arrivons à ladite grotte, et tombons rapidement nez à nez avec un serpent vert et une araignée « Star Wars ». On finit la visite en serrant les miches pour ne pas frôler les parois, on admire la pierre suspendue par l’opération du Saint Esprit le long d’une paroi verticale, en serrant toujours les miches pour ne pas qu’elle nous tombe sur le coin de la figure, et on ressort à l’air libre plutôt soulagés pour la plupart d’entre nous.


P1050595Le temps ne s’est pas arrangé, il pleut un peu, et ça me fait flipper pour la suite de la session Easy Rider. Pas de souci d’après Sam, ça glisse, il y a de la boue, mais ça passe ! Il interroge les locaux, en khmer, et nous confirme qu’on peut continuer ! Leçon n°2 : ne jamais croire Sam… Après quelques kilomètres de glissades, de stabilisation de la moto aux pieds, et de grosse frayeur, mes chaussures pèsent cinq kilos pièce, et les roues sont bloquées par la boue.  Ah oui ! Et les Cambodgiens font demi-tour… Sam rigole, confirme qu’effectivement, ça ne passe pas, mais que maintenant que j’ai conduit au Cambodge, je peux conduire n’importe où ! Il se décide quand même à faire demi-tour, et on récupère une route un peu plus propre, après quelques sessions grattage de boue en route. Et on finit par atteindre l’endroit où on va passer la nuit.


 Cambodge-6709.JPGEt là, ouah ! C’est juste hallucinant : un lac recouvert de lotus, une famille cambodgienne, une petite barque, une île minuscule, et Emilie et Fabien qui fêtent leur anniversaire… On embarque et là, le ciel leur fait un premier cadeau : un coucher de soleil aux couleurs d’arc en ciel, avec en surimpression les fleurs de lotus, premier moment magique… Et ça continue, avec l’accueil de la famille sur son île minuscule : un repas divin partagé dans la cabane, des bières descendues en quelques minutes (le Cambodgien aime trinquer toutes les cinq secondes et boire très vite… Hein Marie, ça te rappelle des trucs, non ?), et les jeux avec les deux petites louloutes de la famille, dont on n’a jamais retenu le nom, mais qu’on a rebaptisées Pestouille et Petite Pestouille, à cause de leur goût pour les jeux de mains, jeux de vilain… La nuit est courte, serrés dans la cabane, au son des moustiques et des ronflements. Leçon n°3 : ne jamais croire Sam : Fabien et lui devaient se lever pour aller pêcher, mais finalement, ce n’était que des mots. Et à six heures, les seules qui accompagnent toute la famille au marché, c’est les filles.

 

Cambodge 6743On laisse Robinson et Vendredi sur leur îlot, et on débarque sur la terre ferme au milieu des locaux qui nous montrent du doigt à leurs enfants. Notre mission : acheter un cadeau à Pestouille et Petite, et vu le kitsch qui caractérise la mode cambodgienne, ça nous fera bien rire. On repart vers l’île, deux enfants supplémentaires dans la barque, qui viennent contempler de plus près les blancs qui ont dormi sur l’île. Puis Emilie et moi faisons une tentative d’immersion totale en partant cueillir le liseron d’eau pour cuisiner le midi. On laissera surtout faire la jeune fille, ayant un peu la trouille de renverser la barque en se penchant pour couper les tiges… mais l’intention y est, et les filles, elles, ne sont pas restées à glander dans les hamacs toute la matinée. On arrivera finalement à faire décoller les deux mecs des hamacs pour aller se baigner au milieu du lac : encore un petit moment magique, à nager au milieu des fleurs de lotus, avec les petites gamines accrochées autour du cou… Quand on retourne sur l’île, la dame nous a préparé encore une fois un festin de poisson, et on se refait péter le bide avant de se battre un peu pour les hamacs. Puis il est temps de repartir, de dire au-revoir à notre petite famille et à nos petits potes du lac de lotus, dont les sourires resteront longtemps dans ma mémoire… Cambodge 6783

 

On rentre à Battambang tranquillement, et glandons un peu chez Sam, avant de se faire un resto local-karaoké tous ensembles le soir. Et le lendemain, on embarque dans le taxi pour la frontière : on retourne en Thaïlande où on a rendez-vous avec Seb et Chloé. Encore une fois, je quitte le Cambodge avec regret, même si le fait de retrouver ma sœur fait bien passer la pilule… Ces deux derniers jours ont été magiques : Sam, comme je te l’ai déjà dit, merci de nous les avoir offerts, ça fait du bien, et c’est pour des moments comme ça qu’on fait un tel voyage. Alors, j’ai bien retenu la leçon, il ne faut pas croire ce que tu dis, mais on peut croire en ce que tu fais, parce que TU DECHIRES !T'es trop FRAIS!


Bon, là, n’ayant pas mis mon blog à jour,  je suis en complet décalage, mais c’est pas grave, je vais quand même souhaiter toute une série d’anniversaire. Fabien, t’as eu un anniversaire comme on en rêve, unique, magique, et je suis jalouse ! A ceux qui n’ont pas eu cette chance, on a quand même pensé à vous : mon papa, les parents de Fabien, Sam, Jean-Louis, et désolée si j’en oublie. A tous, on espère que vous avez célébré autant que nous !



Publié dans Cambodge

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V


La suite ! La suite !!! Je pensais que j'aurai de la lecture à mon retour de vacances mais je vois que t'as encore besoin d'un peu de temps pour atterir ;-)


Bisous bisous à vous 2 !



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E


bouhhhhhhhhhhh c est bien triste...pas de te voir rentrer mais de se dire que la lecture reguliere de ton blog s arrete la,ca m a permis de jouer les prolongations depuis notre retour....j espere
que tu le vivras mieux que moi en tt cas!envoi ton tel à l ocaz!d ici la mange plein de fromage de chocolat de tapenade,bois plein(pas trop quand meme) de vin rouge,fais plein de gratouilles à
maiea et profite de ta family et des amis!!!!!!bon retour!!!!!et gros bisous aussi!!!!!emilie



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O


Salut miss! A très bientôt, il y a encore un article à venir, et je vais pointer ma petite tête vers chez vous... Des bisous!!!



M


oh tu me fais rever de cette petite salade trop bonne de siem reap...jamais égalée jusqu'a ce jour, ça c'est sur!!!!


bon retour ma ptite trippeuse préférée


des bisous et rdv pour un bon massaman a la maison!!!


marie



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O


Cocotte, je pars une grosse semaine, puis je rentre pour de bon, j'ai trop hâte de te voir, massaman ou autre, on  s'en fout! On s'appellle??? Bisous



G


C'était un plaisir encore de lire ton DERNIER blog, un regret que cette aventure se termine car te suivre de loin était passionnant mais ce sera avec joie que nous te verrons "pour de vrai" !
alors bon retour, reprends tes marques, souffle et serons heureux de te retrouver. Très gros baisers à vous deux.
Christine et Jean-Mi.



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O


C'est pas le dernier, il manque la fin des vacances! Ca arrive, ça arrive! A très bientôt, dès que ma vie sera un peu plus calme... Bisous à vous deux.



C


je vi1 de percuter ke tu es sur le chemin du retour ! suis trop contente !!!


j'ai omis l'anni de Fab honte à moi ! embrasse le très très fort pour ns !


tes photos du Cambodge sont magnifikes, ça donne grave envie. et les fleurs de lotus, waouh !


bon je pense ke tu es dans l'avion à cette heure-ci, alors revi1 ns vite, j ai trop hâte de te revoir. bisous ma belle XXX



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O


Hi, hi! On s'est vu depuis! Merci pour hier soir, des bisous, plein!