Free Tibet

Publié le par Ophelie

Namaste ! J’en suis restée à Delhi dans ma super chambre d’hôtel offerte par l’agence. Jolie, ça oui, mais calme, faut même pas y penser dans un hôtel fréquenté par des Indiens. Le lendemain, dès six heures, c’est l’orgie de bruits. Mon voisin écoute la télé volume 194 (si, ça existe sur les postes asiatiques, j’en suis sûre…), avec la porte ouverte, des fois qu’on veuille suivre avec lui, et comme c’est un peu fort et qu’il a du mal à avoir une conversation, il hurle au téléphone dans le couloir… Je me lève un peu énervée, et vais lui demander de fermer sa porte, ce qu’il fait avec complaisance en voyant ma tête pas des meilleurs jours. Mais c’est fini pour moi, plus moyen de dormir. Deux missions en cette journée à Delhi : réserver un bus pour le nord, et trouver le guichet pour touristes à la gare, celui qu’on n’a jamais vu la première fois il y a quinze jours. Cette fois-ci, j’ai tout mon temps, et heureusement : ça va me prendre plus de trois heures, avec un petit trajet en métro entre les deux gares. Mais ça y est : j’ai un billet de bus pour Dharamsala le soir-même, et un billet de train pour Varanasi dans une dizaine de jours. Je tue les heures comme je peux, entre internet et le squat des canapés de l’hôtel, avant de quitter Delhi avec, je dois dire, un certain soulagement.

12 heures plus tard, dont 10 de sommeil, merci mon voisin de chambre qui m’a permis d’être tellement cassée que j’ai bien dormi dans un bus indien, j’arrive donc à Dharamsala, d’où je prends le bus pour Mc Leod Ganj. Pour ceux qui ont des références géographiques un peu limitées, Mc Leod Ganj, ce n’est pas la résidence secondaire indienne de Highlander, mais la partie la plus haute de Dharamsala, située à 1700 mètres d’altitude Inde 1720au milieu des montagnes. Et Dharamsala, c’est évidemment la ville où s’est installé le gouvernement Tibetain en exil, et notamment le Dalai Lama. Et dés mon arrivée, je me dis que venir ici, c’était une sacrément bonne idée! Après 15 jours de Rajasthan chaud et étouffant, tout comme ses habitants, je me retrouve au milieu des montagnes, au frais, dans une enclave tibétaine, loin de l’agitation et du harcèlement incessant de ces derniers jours. Je me trouve une petite chambre un peu au dessus de mon budget, mais toute neuve et belle, et  je passe ma journée à arpenter les rues de Dharamsala, savourant le calme des Tibétains. Je visite le temple et le musée tibetain, et commence à entrevoir le sort des réfugiés politiques qui sont installés ici, et ça calme. Lundi, je me lève avec un objectif : trouver un cours de yoga pour le reste de la semaine. C’est pas ce qui manque, et sur recommandation, c’est rapidement chose faite. Je pars ensuite me balader vers le village voisin, Darhamkot, histoire d’avoir une vue panoramique de la ville, avant de revenir pour prendre un cours de cuisine tibétaine, le premier d’une série de trois. Ce soir-là, ce sera momos, sorte de raviolis cuits à la vapeur, un des plats de base de la cuisine locale, qu’on trouve tous les 10 mètres dans la rue, et dans tous les restaurants de Dharamsala. Après m’être gavée de momos, je rentre à ma petite chambre, et me couche en prévision d’un lever tôt.

Le lendemain, c’est yoga avec Guru Shivam ! Dès huit heures, sur une terrasse avec une vue de dingue sur les montagnes et des aigles qui volent à quelques mètres, c’est parti pour deux heures de  « beautiful postures », qui selon Shivam, vont nous donner à tous « a beautiful body and a beautiful mind ». Et effectivement, même si je n’ai pas trouvé ma lumière intérieure lors du quart d’heure de méditation, c’était quand même beautiful. En début d’après-midi, mon objectif, c’est  le Tibetan Hope Center, pour participer à des cours de conversation avec les réfugiés tibétains. Bon, encore une fois, la grosse claque qui remet les idées en place : la salle est pleine de réfugiés, civils ou moines, qui baragouinent trois mots d’anglais, mais qui sont là, qui en veulent, parce que, selon eux, parler anglais, c’est le seul moyen de communiquer au monde ce qui se passe réellement au Tibet. Je suis conquise, évidemment, je reviendrai… et le soir même, en compagnie de mes voisins de chambre, Elise et Tommy, Hauts-Savoyards, nous allons écouter un de ces réfugiés qui nous raconte comment il a été Inde 1754emprisonné pendant treize ans sans aucune raison valable, et comment il a du quitter son pays clandestinement pour sauver sa famille. Allez, encore une claque, histoire de me rappeler que quand je me plains du harcèlement des Indiens, je me plains pour rien…  Puis on finit la soirée devant quelques bières, avant d’être invités à la table de Sarah, Suisse, Jean, Canadien, et Mohammed, Français, pour boire un dernier verre. Le lever suivant pour rejoindre Guru Shivam est difficile, mais je persiste malgré les courbatures, et ma journée se déroule sur le même schéma que la précédente, entre yoga, cours de cuisine et bénévolat, puis soirée avec Momo, Jean et Sarah. Ce sera d’ailleurs comme ça le reste de la semaine, cours de cuisine en moins, et temps avec Sarah et Momo en plus, puisque Sarah s’est joint à moi pour le yoga et le volontariat. Jusqu’au dernier jour, samedi, où on a décidé d’explorer quand même un peu les environs, et de faire la balade classique jusqu’à Triund. Et comme tout le monde la fait, cette balade, et même les Indiens qui viennent en week-end, je m’attendais à un petit truc facile. Mais pas du tout ! Bon, c’est pas non plus l’horreur, mais quand même, 24 kilomètres avec un dénivelé positif puis négatif de 1200 mètres, quand on s’attend à une petite marche de rien du tout, ça calme ! Mais le décor est sublime, à travers champ de rochers et  forêt de rhododendrons. On est tous bien cassés en rentrant, sauf Momo qui a la grosse pêche, et qui est bien décidé à ne pas me laisser passer ma dernière soirée à Dharamsala calmement. On finit donc au bar, avec la petite équipe à laquelle s’est ajoutée Brigitte, une amie de Jean, à boire de la bière locale qui tape.

Dimanche, j’ai attrapé mon bus pour Amritsar, laissant derrière moi à regret ma petite équipe de potes, mon petit « travail » au centre de réfugiés, et mon guru. Durée du trajet prévue : 7 heures. Durée effective : Plus de 10 heures. Nous nous retrouvons coincés dans des bouchons inexplicables sur la route. Et comme j’ai eu plus que le temps d’analyser la situation, j’ai compris avec résignation à quoi ils étaient dus : l’Indien n’attend jamais, et veut toujours passer devant (ça marche partout, pour réserver un billet, pour aller aux toilettes, pour regarder un monument, si tu colles pas celui de devant, dommage pour toi…). Pour cela, à terre, il pousse, parfois violemment, et véhiculé, il klaxonne, toujours  violemment, avant de déboiter au mépris de toute règle de sécurité. Sur la route, lorsque un véhicule est un peu lent, il se crée donc une deuxième file de véhicules qui le doublent, voire même parfois une troisième qui doublent les lents qui doublent. Et ceux qui arrivent en face ? C’est là que ça se complique : ils peuvent toujours rouler sur le bord, même pas peur, mais quand eux aussi sont en train de dépasser, on se retrouve avec quatre, cinq ou même six files de voitures sur une deux voies. Et là, ben évidemment, ça ne passe plus, et comme tout le monde ne peut pas se rabattre, arrive ce qui doit arriver, un énorme embouteillage type journée noire de Bison Futé, avec parfois même une intervention nécessaire d’un agent de police pour remettre de l’ordre dans tout ça.

Inde 1843Donc, 10 heures et quelques embouteillages plus tard, j’arrive à Amritsar en compagnie de Anny et Jan, rencontrés dans le bus. Amritsar, c’est le cœur du sikhisme, là où se trouve son temple le plus saint, le Temple d’Or. C’est là qu’on se fait emmener puisque la tradition veut que les temples Sikhs accueillent et nourrissent les pèlerins, et qu’un dortoir est réservé aux étrangers à l’intérieur du temple. On chope les trois derniers lits, où on croit le faire, et direction le temple pour un tour au clair de lune. Une foule dense de pèlerins est couchée à l’entrée où elle passera la nuit, et le reste marche dans autour du bassin au son des prières retransmises par les haut-parleurs. C’est magnifique, merci Valérie pour le conseil, ça valait le déplacement ! Puis direction le repas, et là, on est accueillis par une cacophonie de bol et assiettes en métal qui s’entrechoquent. On se mêle à la centaine de gens qui fait la queue, on reçoit comme les autres une assiette, unInde 1889 bol et une cuillère en métal, et on se noie dans la masse. On attend cinq minutes au milieu de la foule, et soudain, les portes s’ouvrent, et on est entrainé à l’intérieur. Là, tout le monde s’assoit en ligne, pose son assiette et tend les mains, des hommes passent avec des pots pleins de dahl bat, la purée de lentilles, de curry et de riz au lait, et en jettent habilement une grosse cuillérée dans chaque assiette. Puis c’est le monsieur des chapatis qui en envoie deux dans chaque paire de mains tendues. Et tout le monde mange, rapidement, prêt à dégager pour laisser la place à la prochaine fournée de gens dès que la machine à nettoyer le sol aura fait office. Impressionnant, une sacrée expérience, surtout quand on sait que le temple offre en moyenne 20000 repas par jour à ses visiteurs. Puis nous regagnons notre dortoir, où je découvre que j’ai piqué le lit d’un Tibétain, Pasang,  sans le vouloir, qui me le laisse bien volontiers et partagera celui de son pote Dawa.

 

Une bonne nuit plus tard, je me lève et pars déjeuner local avec Anny, crêpe aux légumes et chai bien sucré, puis nous retrouvons Dawa et Pasang qui nous emmènent au Jallianwala Bagh, haut lieu historique en Inde, puisqu’il commémore le massacre de deux mille civils Indiens en 1919, ordonné par un général anglais, à la suite duquel les Indiens se sont unis pour se libérer de la domination anglaise. C’est aujourd’hui un beau jardin où l’on voit encore les impacts de balles et le puits dans lequel se sont jetés les gens pour échapper au massacre, et au milieu duquel brûle en continu une flamme commémorant l’événement. Tout ça, c’est Pasang qui nous l’a expliqué, fort de détails et d’anecdotes, parce Inde 1794qu’en plus d’être Tibétain et de connaître l’histoire de son pays, il connait aussi parfaitement celle de son pays d’accueil. Nous rejoignons ensuite Jan pour aller prendre notre repas au temple, on ne s’en lasse pas, et y faire un tour en pleine journée. Là, on est assaillis par des hordes d’Indiens amicaux qui veulent tous se faire prendre en photos avec nous. Ca s’était déjà pas mal produit le matin, et si c’est marrant les premières fois, au bout d’une centaine de poses et de faux sourires, et je n’exagère pas, c’est moins fun, et on se voit obliger de refuser gentiment si on veut profiter un peu du magnifique spectacle. Puis on part boire un verre en ville, avant de rejoindre le chauffeur qui nous a abordés le matin et nous a proposé une petite virée à la frontière pakistanaise pour voir la cérémonie de fermeture. Et là, on vit un grand moment décalé : après une grosse heure de route, on arrive au poste frontière qui est entouré des deux côtés de gradins. Les étrangers sont rassemblés dans la tribune VIP, et sont aux premières loges pour le spectacle qui a lieu tous les soirs. Ca commence par une heure de musique indienne à fond en attendant le coucher du soleil, heure décomposée en deux temps : la première moitié, des Indiens descendent des gradins et font la queue pour courir un aller-retour vers la limite avec le Pakistan en tenant un drapeau à la main. Puis la deuxième moitié, c’est juste une immense discothèque en plein milieu du chemin, avec plein de jeunes Indiennes qui se Inde 1923trémoussent, pendant que la foule pakistanaise réduite observe calmement de l’autre côté du portail. Puis la cérémonie en elle-même commence, avec des soldats indiens qui poussent de longs cris gutturaux en levant haut les jambes. Entre chaque soldat, la foule est haranguée en Hindi et répond avec enthousiasme. Puis les soldats descendent au centre et exécutent une petite chorégraphie qui consiste à s’approcher un par un du côté Pakistanais en poussant des cris et en levant haut les jambes, genre « c’est moi le plus fort », puis à revenir. Et entre deux, grosses acclamations de la foule. Cela dure jusqu’à ce que les drapeaux soient descendus, et que chaque pays ramène le sien bien de son côté, puis le portail se ferme toujours sous les acclamations de la foule, marquant par là même la fermeture de la frontière. Les Indiens crient et sautent dans tous les sens, nous, on ne comprend pas bien et pas tout, mais ça semble être un gros rituel qui a lieu tous les soirs. On a tous voulu épargner nos amis, on n’a pas acheté le DVD pourtant proposé avec insistance une bonne cinquantaine de fois à la sortie. Ouais, nous sommes tous un peu perplexes après ce moment de patriotisme aigu.

On rentre à Amritsar et allons manger au restaurant, peu disposés à nous mêler aux pèlerins ce soir-là, puis regagnons nos dortoirs où nos Tibétains nous racontent un peu leur histoire. Et là, c’est encore un peu plus dur que les fois d’avant. Comme me l’a dit Pasang, à Dharamsala, chaque personne a une histoire terrible à raconter, celle de persécutions, d’un exil, d’une coupure avec ses proches, d’une vie à reconstruire, et tout ça est dit avec calme et sérénité, en bon Bouddhiste. Et à chaque fois, en bon Européen, on se sent coupable parce que nos pays respectifs ne font rien, parce qu’on sait, mais on ne se rend pas forcément compte, parce qu’on a tendance à se dire qu’on ne pourra pas effacer toute la misère du monde, et qu’on ne peut rien faire. Mais la situation au Tibet est pire que ce que l’on imagine, le gouvernement chinois est tout bonnement en train de tenter d’éradiquer les Tibétains, et c’est horrible d’entendre que pour conserver sa culture et ses racines, des gens doivent quitter leur pays. Je suis contente d’avoir pu donner quelques heures de mon temps, même si c’est vraiment trop peu, parce que ça en valait la peine. Et Pasang et Dawan nous remercient juste d’écouter, de savoir, et de transmettre… toujours cette humilité et ce calme qui déroutent nos petits esprits occidentaux. Encore une étape de voyage qui restera profondément gravée dans la tête et dans le cœur.


Inde 1710

Puis le lendemain, c’est le départ pour 24 heures de train, d’Amritsar à Delhi, puis de Delhi à Varanasi, pour une toute autre ambiance. Dawa tient à se lever pour m’accompagner au rickshaw et me porter mon sac, jusqu’au bout ils sont trop forts, ces Tibétains !  Et c’est parti pour une tranche de vie à l’indienne, une journée en troisième classe-couchette !

 

Publié dans Inde

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B


Coucou Ophélie !


C'est toujours un plaisir de te lire et certaines de tes photos sont fantastiques. J'espère que tu es toujours en pleine forme.


Sur le Tibet vu de l'intérieur et sur le même serveur que le tien il y a un blog superbe : http://lechantdutibet.over-blog.fr/ la
situation est 'sous controle'...


Eva et Goulc'hen sont en pleine forme et profitent des derniers WE de ski.


On t'embrasse.



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O


Oui, oui, tout va bien, petite baisse de régime dûe à la chaleur, mais tout se remet en ordre. Je suis maintenant au Népal, changement d'ambiance, et demain, direction la montagne!!! Je vais
parcourir le blog dont tu m'as donné l'adresse.Merci pour les compliments!


Je vous embrasse bien tous les 6.



M


Hey,


Belle leçon de vie, je crois que c'est pour ces moments là que j'ai envie de faire cette aventure, merci encore pour ta verbe et ces moments passés avec toi à travers ces lignes.


Bonne continuation!


Bises de nous deux (Lulu et Mike)



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O


Salut les affreux, si ça fait envie, tant mieux, je vous souhaite une aussi belle aventure que la mienne, sur tous les plans. Et oui, il n'y a pas que les paysages... Merci de passer par là, de
laisser ta trace, et je vous fait des biz aussi!!!



T


un ptit coucou de la vendée ! c est tjrs un réel plaisir de lire tes articles ! Bien contents de savoir que tt se passe bien pour toi et que tu continues a visiter de magnifiques coins . J ai eu
fabien au tel dimanche et ça m a fait bien plaisir .Gaston a été très fatigué suite a son dernier traitement il passe une irm le 28/04 . on pense bien a toi et on t embrasse très fort .



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O


Salut ma Tatie, moi aussi je pense bien à vous, même si je ne donne pas de nouvelles plus souvent, je ne vous oublie pas. J'espère que tu recevras bientôt ton paquet avec ton cadeau indien.
Souhaite plein de courage à mon tonton, et je vous embrasse tous bien fort, avec les couzis et papy.



M


Salut la belle


Une toute autre image de l'inde que tu nous donnes, ca donne envie de te rejoindre illico. J'ai vu qu'une vague de chaleur assaille l'Asie, j'espère que tu n'en souffres pas trop mais ton corps
doit être au top entre tous les bien-êtres asiatiques et les séances de yoga... Continue à bien profiter et à nous faire partager


Bises et take care of course


Marion (au fait à quand le Népal ? T'as modifié tes plans ?)



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O


AAAAHHH! Mais si, j'ai bien souffert de la chaleur, jusqu'à 50° en passant la frontière. Et le Népal, c'est ici et maintenant, comme prévu, pas de changements de plans. Comme je le dis à Karine,
pas encore de beautiful body, même si ça va mieux. Deux semaines de trek, ça devrait encore aider... Profite-bien de tes vacances, et de gros bisous à vous 2.



K


coucou ophélie,


je suis contente de lire un  nouvel article, ça faisait longtemps qu'on avait pas eu de tes nouvelles... je vois que tout se passe toujours bien, que tu vis des choses toujours
extraordinaires. c'est clair qu'on ne sait pas le quart de ce qu'il se passe vraiment au Tibet, et ça doit te calmer d'entendre toutes ces histoires terrifiantes surtout à notre époque. Mais les
dirigeants occidentaux se soucient plus de leurs contrats avec les chinois que des droits de l'homme!!! Est-ce que tu as réussi à rendre ton body plus beautiful avec tes cours de yoga?
Sinon, j'ai encore la jambe dans le plâtre, mais je tiens le bon bout : plus que 4 jours, je serai libérée vendredi après-midi!!!! Enfin!!


Gros bisous. karine



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O


Alors, si je compte bien, c'est aujourd'hui que tu enlèves le platre! Ta, ta, ta! Bien contente pour toi, et tu vas pouvoir profiter un peu de tes vqcqnces qpres toutes cette qctivité des
dernieres semaines. Frqnchement, j'aimerais te dire que mon body est vraiment beautiful, mais il faudra encore quelques cours de yoga même s'il y a du progrès. Gros bisous à toi et profite-bien
avant la rentrée.