Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 01:39
Et oui, un deuxième article en deux jours... Ne vous y habituez pas, c'est juste parce qu'ayant un aperçu de la qualité de la connexion internet dans la capitale, j'ai peur pour la suite... Je fais donc un mini-article avec quelques photos avant de quitter La Paz, le reste des photos et la suite risquant de se faire attendre. J'ai donc quitté le Pérou pour rejoindre la petite ville bolivienne de Copacabana, située elle aussi en bordure du lac Titicaca. Après un passage de frontière ultra-facile, notre bus bondé de touristes nous dépose au centre de la ville. Je pars avec deux canadiens à la recherche d'un hôtel, et trouve une chambre pour moi toute seule avec trois lits et ma salle de bains pour un peu plus de trois euros. Cette étape bolivienne va faire du bien au porte-monnaie... Après un délicieux curry en compagnie des canadiens et de deux anglais, Simon et Xavier, je rentre à l'hôtel, me mate un petit film sur le PC et dodo...

Le lendemain matin, c'est le départ pour la Isla del Sol, à deux heures de bateau de Copacabana. Malgré tout le bien qu'on m'en a dit, je décide de n'y passer que la journée, ayant envie de goûter à l'atmosphère de la capitale bolivienne le plus tôt possible. Sur le bateau, je retrouve Simon et Xavier. Nous accostons sur la partie nord de l'île, et je décide de ne pas visiter les ruines (j'ai eu ma dose au Pérou), et de m'attaquer directement à la marche en direction du sud, supposée prendre trois heures. Je me joins à Alice et Anna-Lisa, de Nouvelle-Zélande, et à Juan, un espagnol. Les paysages traversés sont magnifiques, on se croirait au bord de la Méditerranée, les pins en moins et les eucalyptus en plus... Le trajet nous prendra un peu plus de deux heures, avec des pauses photos, discussion avec les lamas et les cochons, et tartinage de crème solaire. Nous avons donc grandement le temps de déjeuner au dessus du port, profitant d' une vue grandiose sur le lac. Puis c'est le retour en bateau, avec un arrêt sur les îles flottantes boliviennes, pâles imitations de ce qu'on peut trouver au Pérou. De retour à Copacabana, je pars visiter la ville (minuscule), puis après un repas en solo (ça change), je me couche tôt, toujours pas remise de la dernière courte nuit à Puno.


Reveil trop tôt, je décide d'acheter mon billet de bus pour partir à La Paz dès que possible, et après un copieux petit-déjeuner dans une cahute, je monte dans un bus archaïque rempli de boliviens. Trois heures et un passage en ferry plus tard, ça y'est, nous atteignons La Paz. Je me fais déposer à l'hôtel recommandé par Luis croisé à Puno, et encore une fois, j'ai ma propre chambre pour un prix dérisoire, avec le wi-fi en prime, bien que la connection soit abominable... Je pars explorer le quartier, déjeune dans un restaurant thaïlandais (et oui, La Paz, c'est la aussi la capitale de la gastronomie internationale), et repère les agences qui proposent l'activité qui m'interesse pour les prochains jours, la route de la mort, 64 kilomètres de descente ultra-raide en VTT. Mais c'est dimanche et tout est fermé... Je retourne à l'hôtel, et discute avec John, un néo-zélandais, qui me file plein de bons plans pour le reste de mon parcours. Puis arrivent Anna-Lisa et Alice, et nous partons boire un coup, l'occasion de tester le vin rouge Bolivien, bien meilleur que le Péruvien, mais clairement bien moins bon que l'Argentin. Nous finissons la soirée autour d'un curry indien, en compagnie d'un anglais. De retour à l'hôtel, je m'aperçois que mon étage est peuplé de français, et c'est reparti pour deux heures d'échanges d'expériences et de bons plans.





Ce matin, enfin, j'arrive à dormir un peu tard, et je repars arpenter la ville. Anna-Lisa et Alice ont booké la descente de la mort dans une agence située à l'autre bout de la ville, c'est l'occasion de marcher et de découvrir un quartier plus chic. L'agence qu'elles ont choisie est réputée, mais hors de prix, je me joins donc à deux hollandais qui passaient par là pour booker avec une autre agence moins chère. Pas d'inquiétude, ils sont aussi réputés, et leurs vélos sont en parfait état. Je repars ensuite direction le marché, histoire de me mettre quelque chose dans le ventre pour un prix dérisoire. Je choisis un restaurant super local, bondé, et le serveur m'installe à côté d'un petit papy tout content d'avoir de la compagnie. Ce brave monsieur de 78 ans ma fait la causette pendant tout le repas, il est adorable et pétille de joie de vivre. Puis je pars à la recherche d'un magicien capable de réparer mon appareil-photo qui a souffert lors du sandboarding au Pérou, et a rendu l'âme à Cusco. Ce n'est pas le gros appareil, c'est le petit, plutôt vieux, mais c'est celui qui va dans mon caisson étanche pour prendre des photos sous l'eau, j'en ai donc absolument besoin à long terme. Je me déleste d'une somme énorme pour le pays après avoir marchandé sec, mais mon appareil est comme neuf. Entre temps, je visite le marché aux sorcières, où les Boliviens peuvent se faire lire l'avenir dans les feuilles de coca ou encore acheter des potions à base de foetus de lamas. J'achète un ananas en route, et retourne à mon hôtel où je tente en vain de mettre quelques photos en ligne. Je suis ensuite rejointe par la petite communauté française, histoire de papoter encore un moment. Nous venons de décider de partir manger un couscous... Ma Coco, il ne sera certainement pas aussi bon que le tien, mais ça aura toujours un peu le goût de chez nous!

Voilà, un petit article pour une petite étape, rien d'excitant, mais j'espère qu'il suffira à vous faire attendre la suite. Prochain épisode: la route de la mort, et la jungle bolivienne!

Biz à tous!

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